Le service communication (Sercom) de la présidence de la Haute autorité de transition (HAT) a cru de son devoir de diffuser un communiqué après que les sites internet aient éventé le séjour privé de Andry Rajoelina à l’extérieur ; le départ a en effet eu lieu aussitôt après qu’il ait reçu la presse ce mardi en fin de journée, sans qu’il n’y ait eu allusion à ce déplacement. Ci-après ce bref communiqué :
« Nous tenons à vous informer que le Président de la Haute Autorité de la Transition SEM Andry Nirina Rajoelina est actuellement en déplacement dans des pays européens pour des visites privées. Le Président Andry Rajoelina a quitté le pays le 26 janvier dernier pour un déplacement d’une durée de quelques jours ».
Si on passe en revue les différentes sources d’information, presque tous les propos relatifs à ce déplacement font allusion à une rencontre informelle ou non officielle du président de la HAT avec des responsables français ou des personnalités clés dans les relations franco-africaines. Un déplacement pour la Libye est également évoqué vraisemblablement pour discuter et préparer la prochaine réunion de l’UA et du Conseil de sécurité de l’UA.
Les sources venant de la présidence de la HAT réfutent certaines informations dont les autres sources font état selon lesquelles Norbert Lala Ratsirahonana et Sylvain Rabetsaroana seraient du voyage. Ce mercredi 27 janvier, on sait que d’autres personnalités sont allées rejoindre le président, comme le vice premier ministre de la Santé, Alain Tehindrazanarivelo et le ministre de la Décentralisation, Hajo Andrianainarivelo ; Mamy Andriamasomanana lui par contre est rentré en France où il réside et professe.
Les observateurs avertis voient dans tout ce remue-ménage, une diplomatie qui ne cesse de chercher à persuader de la bonne et unique voie décidée par le pouvoir de fait pour sortir de la crise sans plus tenir compte de ce qui a été signé à Maputo et Addis-Abeba. « Les élections et rien d’autre », c’est le message que l’on cherche à expliciter et à faire accepter par les divers interlocuteurs que ce visiteur privé va rencontrer et pour ce faire, il faut l’aider parce que son peuple souffre. N’est-ce pas.
La présidence de la HAT exaspérée
« C’est la version officielle, le président est en voyage privé à Paris. Il va rendre visite à quelques pays européens. Mais nous ne savons pas d’où l’Africa Intelligency tient ses informations pour parler d’une visite en Libye ». C’est ce qu’a affirmé ce mercredi 27 janvier 2010, Annick Rajaona, porte parole de la présidence de la HAT. À entendre sa voix au téléphone, Annick Rajaona paraissait exaspérée.
Ce mercredi 27 janvier 2010, la présidence de la Haute Autorité de la Transition (HAT) a du sortir un communiqué officiel, annonçant le voyage à Paris du président de la HAT Andry Rajoelina. Ambohitsorohitra a voulu passer en silence ce voyage semble-t-il, mais la presse l’a mis à jour. Andry Rajoelina a quitté le sol malgache dans la nuit du 26 janvier 2010, après avoir organisé une conférence de presse au palais d’Etat d’Ambohitsirohitra. Cette conférence de presse a été consacrée uniquement au possible report de la date de l’élection législative.
Kadhafi
Pour le voyage à Paris, le site internet étranger Africa Intelligency révèle qu’il s’agirait d’un simple transit pour rejoindre à Tripoli, Libye, afin de rencontrer Mouammar Kadhafi. Une version contestée donc par la présidence de la HAT. En effet, selon cette dernière, Andry Rajoelina est à Paris et ne visitera que des villes européennes.
Pour ce qui est des personnels accompagnant le président de la HAT, l’Africa Intelligency annonce le nom de Norbert Lala Ratsirahonana et de Sylvain Rabetsaroana. Mais une fois de plus, la présidence de la HAT dément catégoriquement.
Ce n’est pas la première fois que l’internet a apporté des migraines à Ambohitsirohitra. Il y a eu déjà le prétendu détournement de l’avion de Air Madagascar en provenance de l’île de La Réunion, le 21 novembre 2009. Pourtant, le président de la HAT a visiblement utilisé un jet privé ce jour là, pour se rendre dans la ville de Tuléar.






