Que les personnes handicapées soient pleinement intégrées dans la vie sociale et économique de leur société, c’est la mission que s’est donné le collectif des organisations des personnes handicapées (COPH). À cet effet, ce collectif va organiser à Mahajanga, du 1er au 4 septembre 2010, un atelier de réflexion collective entre les responsables communaux et les organisations des personnes handicapées sur une politique nationale du handicap.
Aides sociales, normes d’accessibilité, prise en charge lors des catastrophes naturelles ou encore participation à la vie économique : autant de sujets qui vont être discutés par des participants venus des 18 régions de Madagascar. Après des séances de travail de groupe, des visites de terrain, des visionnages de films et des exposés sur le handicap et les droits de personnes handicapées, acteurs communaux et personnes handicapées devront proposer ensemble une politique communale dans le handicap. L’intérêt d’un tel atelier de concertation est évident : il s’agit que les intéressés eux-mêmes participent aux décisions qui les concernent. « Rien pour nous, sans nous », scande le COPH. Mais pour arriver à ce résultat, il faut d’abord sensibiliser d’une part les systèmes politico-économiques et culturels, afin qu’ils intègrent les personnes handicapées, mais aussi ces dernières, qui doivent reconnaître qu’elles doivent assumer le contrôle et la responsabilité à l’égard de leur propre vie.
À côté de cet atelier, de nombreuses autres manifestations sont prévues, puisque le CODH profitera de l’évènement pour fêter ses dix ans. Ces festivités, baptisées Mahasahy, rassembleront à Mahajanga, entre le 31 août et le 5 septembre 2010, près de 500 personnes en situation de handicap représentant les 18 régions du pays, pour des échanges socio-culturels. Il y aura notamment une Caravane de 18 mini bus et cars reliant Antananarivo et Mahajanga, qui va traverser les différentes villes longeant la route nationale 4 pour éveiller la curiosité des habitants de ces localités, un carnaval, des soirées de fêtes et de spectacles, des rencontres sportives… Le tout étant de prouver au public en général mais aussi aux personnes handicapées que ces dernières sont des citoyens à part entière, qui peuvent participer à tous les domaines de la vie de leur commune. C’est d’ailleurs pour cela que Falihery Razafindrakoto, le secrétaire exécutif du COPH, insiste sur l’importance de ne pas parler d’ « handicapés » mais de « personnes en situation de handicap », pour ne pas réduire la personne à « ce qui n’est que le reflet de la diversité humaine », car « nous parlons de membres à part entière de la collectivité ».






