Alors que les membres du Congrès de la Transition désignés par les trois mouvances Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka sont convoqués ce jour à Tsimbazaza pour une première réunion, l’incertitude la plus grande pèse sur la tenue effective de cette réunion.
En effet, les autorités en place ont promulgué l’abrogation de la Charte de Maputo et de l’acte additionnel d’Addis Abeba et ont annulé en conséquence les pouvoirs de Mamy Rakotoarivelo en tant que Président du Congrès. De fait, celui-ci a été empêché d’accéder ce lundi au palais de Tsimbazaza. En effet, le lieu était fortement gardé par des militaires. On ne sait si les démarches des trois mouvances auprès du Conseil d’État (voir article par ailleurs) seront suffisantes pour lever ce blocage.
Les manifestants du Magro, mobilisés ce jour pour manifester leur solidarité avec « leurs » membres du Congrès, pourraient également entrer en jeu dans cette équation complexe.
En guise de rentrée parlementaire, on risque peut-être d’assister dans le même temps à une rentrée judiciaire, car c’est en pleine période de vacances judiciaires que la ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, a confirmé l’existence de convocations chez le doyen des juges d’instruction pour Mamy Rakotoarivelo, Fetison Rakoto Andrianirina et l’ancien député Yves Aimé Rakotoarison pour les affaires des bombes artisanales du mois de juin. Elle a cependant précisé ne pas savoir s’il s’agissait de convocations pour audition ou pour inculpation.





