Le député Raharinaivo Andrianatoandro a fait des révélations ce jeudi 9 avril lors du meeting d’Ambohijatovo. Il s’agit des tentatives de rapprochement qui sont conduites en silence, à l’abri des regards du public et des oreilles des journalistes, entre les parties en conflit dans la crise politique malgache. Les acteurs de ces initiatives ont été tenus au secret mais d’après Raharinaivo Andrianatoandro, la Haute Autorité de Transition (HAT) est disposée à discuter avec les représentants des partisans de la « légalité ».
Des préalables
« Une rencontre devait avoir lieu ce matin du jeudi 9 avril mais il a été demandé à ce que ce rendez-vous soit reporté tout en faisant savoir à la HAT certains préalables. La première de ces conditions est le retour de Dada (ndlr : le président Ravalomanana). La seconde est la sécurité garantie pour Dada. Ce sont les préalables avant toutes discussions », a déclaré Raharinaivo Andrianatoandro, porte-parole du TIM.
L’annonce de ces recherches de sortie de crise par les discussions entre les parties en conflit a été accueillie d’abord par des cris de réprobation, puis d’approbation quand le porte-parole du TIM a continué par les préalables.
On s’interroge quelle est la réaction des partisans de la HAT. Toujours est-il que la crise est toujours là. Et si les uns et les autres campent sur leur position et restent rigides sur des préalables, l’enlisement est assuré et le gouffre économique, social et financier est proche et plus profond. Surtout que la communauté internationale persiste dans ses déclarations pour un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel avant toute reconnaissance. Et personne n’est sans savoir l’importance et l’intérêt de cette reconnaissance internationale pour les finances et le budget de l’Etat.
Toutes les parties impliquées ou non
En tout cas, à cette crise politique qui n’est pas prête d’être résolue, une solution politique, négociée et ayant l’adhésion des toutes les parties impliquées directement et indirectement, est la voie la plus appropriée. Un consensus entre les deux camps et les autres qui n’en font pas parties doit être trouvé pour que le pays retrouve un climat d’apaisement.
Il faut dire que la grève des employés de la Banque centrale de Madagascar (BCM) n’annonce rien de bon, bien que le sit-in ait été levé après la rencontre de Mahazoarivo de l’après-midi du jeudi 9 avril. Le sit-in des employés de la BCM peut cacher d’autres sit-in et provoquer la paralysie de l’administration, privant la HAT d’un des plus importants leviers du pouvoir avec les forces armées. La multiplication des déclarations de soutien à la HAT non plus n’est pas à méconnaître malgré les motifs et motivations qui les animent. En d’autres termes, doit-on toujours revenir et se référer aux rapports de force qui ne peuvent donner comme résultat que des vainqueurs et des vaincus ? Avec tout ce que cela engendre de ressentiments et d’esprit de revanche ou de résistance, soit active soit passive ; l’une et l’autre étant toutes néfastes.




