Médiation à Addis-Abeba
La cérémonie d’ouverture officielle de la réunion pour la résolution de la crise malgache s’est déroulée comme l’a souhaité Marc Ravalomanana, ailleurs qu’à l’hôtel Sheraton. C’est l’immeuble de l’Union Africaine qui abritera toutes les réunions comme ce fut le cas de cette cérémonie d’ouverture présidée par le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping.
Tous les chefs de file, accompagnés de leur délégation respective étaient de la partie, sur un même piédestal remarquent les journalistes qui ont lu les étiquettes posées sur la table : Andry Rajoelina, chef de file de la mouvance Rajoelina, Marc Ravalomanana, chef de file de la mouvance Ravalomanana… et ainsi de suite ; sauf Eugène Mangalaza a fait remarquer Onitiana Realy, envoyée spéciale et Rédacteur en chef de TV Plus. Elle a relevé que le chevalet qui était posé devant la place assignée à Eugène Mangalaza permettait de lire : « Premier ministre ». Le Dr. Emmanuel Rakotovahiny lui-même désigné dans le communiqué du 6 octobre du Carlton comme vice-président, était pour sa part assis parmi les membres de la délégation de la mouvance Zafy Albert.
Le discours inaugural de Jean Ping était axé sur l’impérieuse nécessité de trouver la sortie de crise et sur l’espoir que cette réunion sera la dernière et la bonne. Le président de la Commission de l’UA ne s’est pas empêché d’exprimer ses attentes sur le déroulement de la réunion en suggérant qu’elle préservera les acquis importants des précédentes réunions.
Cette suggestion subtile de Jean Ping n’est pas passée inaperçue. L’observateur s’interroge. De quoi veut-il parler ? de ce qui a été signé à Maputo I ou bien de ce que la communauté internationale a dicté ou décidé le 6 octobre 2009 au Carlton - malgré la forte objection de la mouvance Ravalomanana - et qu’Ablassé Ouedraogo a confirmé comme étant « irrévocable » ? Il faut dire que Marc Ravalomanana refuse d’accorder un quelconque crédit à cette décision du Carlton. L’ancien président de la République, Marc Ravalomanana, a quitté la réunion aussitôt la cérémonie d’ouverture achevée car il a exigé que les travaux et les négociations et discussions soient dirigées ou organisées par le chef de la médiation, l’ancien président du Mozambique et représentant de la SADC, Joachim Chissano. C’est ainsi que les véritables discussions entre les chefs de file ne devaient commencer que vers 22h ce mardi 3 novembre 2009.
C’est vraisemblablement en connaissance de tous les préalables exprimés par Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina que Zafy Albert, en tant que doyen d’âge parmi les chefs de file, a organisé son discours. En effet, Zafy Albert a appelé chacun à un maximum de responsabilité et à déployer le maximum d’efforts car le peuple souffre et ne peut endurer davantage les conséquences de la crise. « Nous sommes tous responsables si jamais cette médiation échoue », dit-il. Il a carrément pointé du doigt tous les politiciens qui doivent tous redorer le blason de la politique. « Il est temps de prendre les décisions pour mettre fin à la crise », poursuit-il, pour ne pas être taxé de blocage et responsable d’un échec.
Recueilli par Bill
| L | Ma | Me | J | V | S | D |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 |
Maintenant sur votre MOBILE :
m.madagascar-tribune.com
iphone.madagascar-tribune.com
Visiteurs connectés : 164 ![]()