Ramtane Lamamra, commissaire à la paix et la sécurité de l’Union Africaine, est revenu sur le sujet des sanctions ciblées vis-à-vis de certaines personnes si les efforts pour mettre en oeuvre le schéma de transition inclusive et consensuelle défini à Maputo et à Addis Abeba étaient insuffisants.
Lors d’un point de presse effectué le 10 mars à l’issue d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité, il a fait comprendre que le débat ne portera plus lors de la prochaine réunion du 17 mars sur la question de savoir s’il faut ou non imposer des sanctions, mais sur leur étendue en ce qui concerne la liste des personnes visées. Une liste sera donc proposée à l’approbation du Conseil de Paix et de Sécurité. La nature des sanction a quant à elle déjà été arrêtée lors de la dernière réunion du Conseil de Paix et Sécurité en février, à savoir l’isolement diplomatique, l’interdiction de voyager et le gel des avoirs des personnes ciblées.
Précisant un peu plus la cible des sanctions, M. Lamamra a déclaré que « bien que le camp de M. Rajoelina montre des signes de coopération avec le médiateur conjoint, l’ancien président du Mozambique (Joaquim Alberto Chissano), vous sentez que ceux-ci ne sont pas au même niveau que les objectifs que nous souhaitons atteindre dans le cadre de la réussite de la médiation. »
« Le cas échéant, les sanctions seront individuelles, consistant principalement en une interdiction de voyager et un gel des avoirs financiers. Mais elles auraient aussi pour le régime malgache des conséquences diplomatiques. L’Union africaine demandera en effet aux organisations internationales, en particulier à l’ONU, de suspendre la participation de Madagascar. Nous leur ôtons le droit de participer à des réunions. Cependant, nous ne demandons pas aux pays africains de rompre les relations diplomatiques avec Madagascar » a-t-il ajouté.
Recueilli par Yann





