La réunion du Groupe International de Contact sur Madagascar (GIC) s’ouvrira ce jeudi 18 février à Addis Abeba. Ce n’est donc pas un hasard si Andry Rajoelina a convoqué un point de presse à la veille de ce rendez-vous, pour faire connaître sa position.
Et cette position reste l’organisation d’élections d’une Assemblée constituante qui auraient lieu au mois de Mai. Le Président de la HAT a cité les mesures auxquels il est prêt pour que les élections à Madagascar soient plus crédibles et ne puissent pas être manipulées par les autorités. Ces mesures sont l’adoption du bulletin unique, la suppression de la possibilité de voter sur la base d’ordonnances, la mise en place d’une commission électorale nationale indépendante (CENI) et la possibilité donnée à tout un chacun d’accéder à la liste électorale pour la vérifier.
Andry Rajoelina a en tout cas fait comprendre que la tenue au mois de mai de ces élections législatives était le point dur de sa position : « Na inon-kidona, na inon-kihatra, tsy maintsy hataontsika ny fifidianana amin’ny volana may », (traduction libre, « quoi qu’il arrive, nous tiendrons les élections au mois de mai ») a-t-il dit en malgache. Ceci étant posé, il se déclare prêt à faire des concessions par ailleurs, et c’est dans cet esprit que le Premier Ministre, le colonel Camille Vital, a été envoyé à Addis Abeba avant les réunions du GIC et du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
Le Président de la HAT a également déclaré ne pas craindre d’affronter des sanctions individuelles contre sa personne, mais ne pas comprendre que l’on cherche à sanctionner la Nation malgache dans son ensemble.
Andry Rajoelina n’a pas précisé hier la nature des concessions auxquelles il était prêt, mais il est permis de penser d’après ses propos lors de son dernier déplacement en Europe que celles-ci pourraient porter sur un remaniement gouvernemental et la mise en place d’un Conseil Supérieur de Contrôle de la Transition disposant de pouvoirs législatifs. Cette déclaration intervient en tout cas alors que la HAT semble partagée entre partisans de ces élections législatives et partisans d’un référendum, et que les partisans de la mouvance Ravalomanana réclament la démission du gouvernement actuel et la tenue en priorité des élections présidentielles.






