Le président du Congrès de la transition, Raharinaivo Andrianatoandro, a inauguré ce vendredi 14 janvier la série de discours de présentation de vœux au président de la Haute autorité de transition, Andry Rajoelina et à son épouse. D’emblée, l’homme qui a changé de look depuis sa rentrée politique dans le camp de ses ex-geôliers, a été clair : nous sommes dans la Quatrième République et c’est le peuple qui a choisi par la voix des urnes, conformément aux accords conclus à Ivato par environ une centaine de formations politiques et selon les résolutions prises par près de 4000 participants à la conférence nationale, dit-il, pour signifier qu’il faudrait beaucoup de culot pour oser affirmer qu’il n’y a qu’un pouvoir personnel à Madagascar.
De l’avis du président du Congrès, le pouvoir actuel est consensuel et inclusif et la direction du pays est assurée de manière, en quelque sorte collégiale (iaraha-mitantana). Dans la foulée, celui qui doit son retour à l’hémicycle de Tsimbazaza à Andry Rajoelina et son poste de président du Congrès de la transition à ses collègues de cet hémicycle, en particulier au TGV et à une partie des anciens députés de l’ancien régime, n’a pas manqué de fustiger ceux qui n’ont pas suivi son chemin, en l’occurrence les autres TIM et les autres de la mouvance Ravalomanana qui sont encore en train de négocier pour une transition crédible, les taxant même de maintenir la population en otage en refusant d’intégrer le pouvoir de transition actuel. À l’entendre, il a tout fait et a lancé de multiples appels à l’endroit de ses anciens compagnons mais en vain.
Raharinvaivo Andrianatoandro a été vivement applaudi par l’assistance pour son plaidoyer en faveur du régime qui l’a en fait sorti des prisons.







