Dans le feu d’un reportage, apparemment en direct, lors des événements de ce dimanche 22 juillet dans les quartiers militaires d’Ivato, la radio Free FM, a fait selon le ministre de la Communication, intervenir sur ses ondes un individu, se déclarant être un sous-officier de l’Armée malagasy et membre du Corps des sous-officiers de l’Armée malagasy (COSOFAM), qui a annoncé, toujours selon le ministre de la Communication, « la dissolution des actuelles institutions de l’État et la mise en place d’un directoire militaire ». De ce fait, et conformément aux textes en vigueur, le radio Free FM est passible de poursuites judiciaires pour complicité d’atteinte à la sûreté de l’État pour avoir donc diffusé « une prise de pouvoir (coup d’État) et la formation d’un gouvernement fictif (directoire militaire) » selon les termes du ministre de la Communication dans un communiqué de presse en date de ce 22 juillet 2012.
La radio Free FM est aussi sous la menace de deux autres chefs d’accusations dont la propagation de fausses nouvelles et d’incitation à la haine et à la révolte. Et le communiqué ajoute que des mesures vont être prises pour la défense de l’État de droit.
Faut-il rappeler que la radio Free Fm est la radio qui émet sur 104.2 dont le siège était à Ankorondrano, et d’où elle avait été sommée de quitter les lieux. Cette radio a déjà eu maille à faire avec le ministère de la Communication parce qu’elle n’aurait pas respecté le cahier de charge et avait modifié les grilles de sa programmation originelle sans aviser qui que ce soit. Les deux responsables et chroniqueurs de cette station, Lalatiana Rakotondrazafy et Fidèle Razarapiera interviennent par téléphone dans leur émission quotidienne « Anao ny fitenenana » (À vous la parole) de peur d’être arrêtés par les forces de l’ordre. Pour le simple gens, la station radio Free FM serait une station clandestine que le pouvoir laisse faire pour on ne sait quelle raison.
Recueilli par Bill







