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samedi 10 décembre 2016
Antananarivo | 15h44
 

Editorial

Mini COP 21 à Ambovombe Androy : Que peut en attendre la population ?

lundi 29 février | Mireille Rabenoro

Il était logique d’organiser une concertation de haut niveau à Ambovombe Androy, dans l’espoir de sensibiliser les plus hauts responsables du pays sur les tragédies humaines engendrées par des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. Cette sensibilisation aurait pour résultat de leur inspirer enfin la volonté politique nécessaire à la mise en œuvre de solutions durables proposées depuis des décennies déjà par les experts.

Le changement climatique serait-il l’affaire des hommes ?

Mary Robinson, première femme Présidente de la République d’Irlande, puis Haute Commissaire aux Droits Humains, envoyée spéciale des Nations Unies à la COP 21 à Paris en décembre 2015, a dénoncé la composition des délégations à la conférence mondiale sur le climat. D’après elle, lorsque les négociateurs sont à majorité des hommes, les priorités qu’ils définissent seront en majorité les priorités telles que les perçoivent les hommes.

Qui étaient les participants à la concertation d’Ambovombe ? Les machistes ont horreur des chiffres ; ils prétendent que les chiffres ne reflètent pas la réalité, qu’en fait les femmes malgaches ont un statut enviable dans la société. Donc, qu’il n’y ait qu’une femme sur sept, membre du Gouvernement ne prêterait pas à conséquence ; ni que la grande majorité des chefs de région et des chefs de district soient des hommes, au niveau national et bien sûr régional. Et sur les maires présents, soit disant porteurs de LA voix du peuple, ce peuple censé unanime, combien étaient des femmes ?

« Quand on parle de ‘l’homme’, on inclut évidemment les femmes »

C’est l’affirmation habituellement avancée pour justifier l’absence des femmes des instances de concertation, et à fortiori de décision. Mais que savent les hommes de la préparation des repas, de la collecte d’eau, du petit élevage, et généralement de la production alimentaire, eux dont les fonctions sont limitées par la tradition aux tâches « nobles », à savoir la gestion du cheptel bovin et la représentation de leur famille, tant aux événements sociaux comme des funérailles dans un village voisin, que politiques comme justement cette concertation de haut niveau à Ambovombe les 19 et 20 février derniers ?

Que savaient les maires présents, quasiment tous des hommes, de la douleur de la perte d’un enfant, quand il leur suffit d’en engendrer d’autres, et une fois la première épouse épuisée, d’en épouser une autre pour leur donner d’autres enfants encore, à charge pour elles de les nourrir ? Ce sont eux qui le plus souvent s’opposent à une véritable politique de population, en réfutant les fondements économiques et les arguments en faveur d’une meilleure santé des mères et de leurs enfants pour évoquer quelque sombre complot contre l’identité nationale ou locale.

Des études menées par le Programme Alimentaire Mondial, à Madagascar comme au niveau mondial, ont montré que dans la plupart des pays en développement, quelles que soient la quantité et la qualité de la nourriture disponible dans chaque ménage, les hommes, parce qu’ils sont censés assurer la protection et la prospérité de la famille, se voient systématiquement accorder la plus grande et la meilleure part. Quand la nourriture vient à manquer, chez nous comme ailleurs, les femmes se sacrifieront pour donner leur part à leurs enfants. Et que deviennent les enfants quand leur mère, affaiblie par la sous-alimentation, meurt de maladies pourtant évitables ? Ils sont élevés par une marâtre.

La Déclaration d’engagement pour le développement durable du Sud

La Déclaration signée par les participants à la concertation d’Ambovombe (« Membres du gouvernement de la République de Madagascar, Autorités locales du Sud, Représentants des communautés du Sud, Membres issus de la société civile nationale et locale, Représentants du secteur privé et Partenaires Techniques et Financiers »), dans la forme, est irréprochable. Mais pour prendre au hasard quelques exemples d’actions prônées dans cette Déclaration du 20 février :

« Désalinisation eaux saumâtres et eau de mer »

Les procédés actuellement utilisés, essentiellement dans les pays riches (les pays du Golfe, les Etats-Unis, l’Australie…) impliquent des coûts élevés et une forte consommation d’énergie, notamment électrique. L’argent, l’électricité, les avons-nous ?

« Une décentralisation effective et efficace, une sécurisation des personnes et de leurs biens, l’inculcation de la culture de bonne gouvernance et la lutte contre la corruption »

Peut-on espérer, si l’on n’a pas fait encore le moindre pas vers ces idéaux au niveau national, les voir concrétisés dans les régions Androy et Anosy ?

C’est une chose de déclarer vouloir « placer la population du Sud, en particulier les femmes, les jeunes, les enfants et les personnes âgées au centre des stratégies de développement » ; mais encore faut-il connaître les besoins de ces différentes catégories, qui forment la grande majorité de la population. La minorité restante, les hommes adultes, qui de fait ont le monopole de la représentation, peuvent-ils sérieusement prétendre défendre les priorités de la majorité ?

18 commentaires

Vos commentaires

  • 29 février à 11:05 | Gérard (#7761)

    Je suis de ceux qui comprennent et soutiennent le combat mené par le conseil national des femmes de Madagascar, dont Mireille Rabenoro est vice présidente, notamment quand celui ci est menè pour que femmes et hommes soient traités à égalité , dans la répartition des patrimoines successoraux, par exemple

    Mais il n’est plus possible de la suivre dans ses délires de suffragette du style :: «  »Que savaient les maires présents, quasiment tous des hommes, de la douleur de la perte d’un enfant, quand il leur suffit d’en engendrer d’autres, et une fois la première épouse épuisée, d’en épouser une autre pour leur donner d’autres enfants encore«  » délires qui voudraient faire accroire que les hommes seraient moins sensibles que les femme à la perte d’un enfant

    De surcroit, si il existe des caractéristiques ou qualité proprement féminines, et qui seraient « inaccessibles » aux hommes (ce qui serait contraire au principe même d"égalité) il est malheureusement démontré que l’accession au pouvoir les leur fait parfois oublier.
    Ce ne sont pas les comportements de telle ou telle « proche conseillère » du PRM qui sont de nature à démontrer le contraire

    Enfin Mme Rabenoro pourquoi ne pas appliquer aux relations Femmes/ Hommes ce fihavanana qui est de votre tradition.

    et considérer le mot de Talleyrand « Tout ce qui est excessif est insignifiant »

    encore un homme hélas !

  • 29 février à 12:19 | Isandra (#7070)

    « Il était logique d’organiser une concertation de haut niveau à Ambovombe Androy, dans l’espoir de sensibiliser les plus hauts responsables du pays sur les tragédies humaines engendrées par des périodes de sécheresse de plus en plus fréquentes. Cette sensibilisation aurait pour résultat de leur inspirer enfin la volonté politique nécessaire à la mise en œuvre de solutions durables proposées depuis des décennies déjà par les experts. »

    J’espère bien que cela pourrait réveiller ce régime qui vit dans une autre planète,...estimant que le Kéré dans le sud n’est qu’une science fiction inventée par leur adversaires, les journalistes et les ONGS,...pour le dénigrer,...selon eux, en réalité, cela n’existe pas,...

  • 29 février à 13:08 | Turping (#1235)

    1) La négociation d’un accord universel, conformément au mandat de Durban, qui établisse des règles et des mécanismes capables de relever progressivement l’ambition pour respecter la limite des 2°C.

    2) La présentation par tous les pays de leurs contributions nationales, avant la COP21, afin de créer un effet d’entraînement et de démontrer que tous les États avancent, en fonction de leurs réalités nationales, dans la même direction.

    3) Le volet financier, qui doit permettre de soutenir les pays en développement et de financer la transition vers des économies bas-carbone et résilientes, avant et après 2020.

    4) Le renforcement des engagements des acteurs de la société civile et non-étatiques et des initiatives multipartenariales de l’Agenda des solutions* ou Plan d’actions Lima-Paris, afin d’associer tous les acteurs et d’entamer des actions concrètes sans attendre l’entrée en vigueur du futur accord en 2020.

    L’ accord
    L’enjeu de la COP21 est d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat universel (conclu par tous et applicable à tous les pays), ambitieux pour rester sous les 2°C, flexible en tenant compte des besoins et capacités de chaque pays, équilibré concernant l’adaptation et l’atténuation, et durable avec une revue à la hausse périodique des ambitions.

    Cet accord devra être :

    Universel, conclu par tous et applicable à tous les pays.
    Ambitieux, pour permettre de rester sous les 2°C et envoyer ainsi aux acteurs économiques les signaux nécessaires pour engager la transition vers l’économie bas-carbone.
    Flexible, en prenant en compte les situations, les spécificités, les besoins et les capacités de chaque pays, notamment les moins avancés et les petites îles.
    Équilibré, entre atténuation et adaptation, et qui prévoit des moyens de mise en œuvre adéquats, en matière de financement, d’accès aux technologies et de renforcement des capacités.
    Durable et dynamique, avec un objectif de long terme en accord avec la limite de 2°C qui puisse guider et renforcer l’action contre le dérèglement climatique, avec une revue périodique à la hausse du niveau d’ambition.

    Des études et actions sur tous les domaines de l’anthropologie économique ; politique ; ....et développement seraient attendues si le gouvernement a le minimum du sens de responsabilité et le devoir à répondre sur ce problème évoqué par Mireille sans oublier la société civile.Apparemment ,tout ne semble pas être dans l’ordre ni sur le chemin volontariste de faire bouger les lignes frontales .
    - Le problème du SUD de Madagascar n’est pas les pollutions dues aux émissions des gaz à effet de serre mais plutôt l’absence d’une politique gouvernementale successive et de moyens financiers à résoudre et affronter réellement ce problème.

  • 29 février à 14:49 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Tant que l’égalité des genres à Madagascar est prise dans sa signification PRIMAIRE par les intellectuelles sensées la défendre, on n’attend rien de bon dans son application.

    • 29 février à 15:07 | Babah (#9347) répond à plus qu'hier et moins que demain

      En résumé, offrez un seza à Mireille et les femmes seront heureuses.

  • 29 février à 17:15 | Rahasimbery (#8396)

    - Il ne se passe une seule occasion où Madame Rabenoro ne cesse de prôner le féminisme malagasy mais à quel prix ? A la lire, les hommes, exclusivement les hommes, sont les principaux responsables des difficultés socio-économiques à Madagascar. Si « les machistes ont horreur des chiffres », je n’avance même pas sur le caractère péremptoire et personnel d’un tel propos, c’est qu’ils négligent l’intelligence mathématique nécessaire à la résolution des problèmes causés par les caprices climatiques au détriment du partage du pouvoir _ la parité hommes/femmes _ et du bon sens féminin. Pire, les hommes seraient moins affligés par la perte d’un enfant car, eu égard à la polygamie ambiante, il leur suffirait « d’en engendrer d’autres ». Ces affirmations, si elles ont été tenues sur une terrasse de café ou dans une soirée arrosée par une « chienne de garde » auraient pu épater la galerie ou au mieux, faire rire. Ah ! ces méchants hommes ! Que ne feraient-ils pas pour faire des enfants et fuir leur devoir parental ? Ils iront même jusqu’à affamer leur mère, leur femme et leur enfant...ô que c’est ignoble, c’est « barbare » !
    - Elle continue « quand on parle de l’homme, on inclut évidemment les femmes ». Que nous-dit le robert ? l’homme : « 1- être (mâle ou femelle) appartenant à l’espèce animale la plus évoluée sur terre, mammifère de la famille des hominiens, seul représentant de son espèce (homo sapiens), vivant en société, caractérisée par une intelligence développée et un langage articulé. 2- l’être humain en général...3-être humain mâle et adulte etc. » Évidemment que cette définition comporte des éléments totalement étrangers aux cadres référentiels malagasy mais M.Rabenoro n’a cure des subtilités ; la première occurrence s’inspire de l’évolutionnisme, considère l’homme comme un animal et le place au sommet de l’évolution ; la troisième est un arbitraire comme il en existe dans toutes les langues. Et cet arbitraire pourrait sans doute expliquer la manière dont les Français ( y compris les Françaises, encore un défaut de la langue) représentent les femmes en général mais en aucun cas serait-il absolument pertinent pour les vehivavy malagasy. Je doute fort que M.Rabenoro ait le pouvoir d’infléchir le cours du français à moins qu’elle siège à l’académie française. Aussi je l’invite à visiter Ambovobe et à y crier sur tous les toits que ses habitants sont des « animaux évolués ». Qui sait, l’entendrait-on peut-être ?
    - Rajemisa-Raolison nous indique dans le Rakibolana avec l’entrée « olombelona » : « Zavamananaina azo atoko ara-toe-batana ho anisan’ny biby mampinono, nefa kosa miavaka amin’ny biby noho ny fananany atidoha lehibe, ny fahazaony mijoro, ny fahafahan’ny tanany mandray zavatra, ary indrindra ny fahaizany miteny sy ny fananany saina amam-panahy ». Bien que l’ombre de « l’homme » français s’y décèle par une volonté taxinomique ; atoko « classer » , biby mampinono « mammifère » atidoha lehibe « grande intelligence » fahaizany miteny « le langage articulé », il ajoute même la bipédie (fahafahany mijoro) et la préhension (tanany mandray zavatra), il n’en demeure pas moins qu’il met un point d’honneur à y insuffler les traits essentiels de la culture malagasy ; zavamananaina, fahaizany miteny sy ny fananany saina amam-panahy. C’est ce « fanahy » qu’il estime être le signe le plus marquant de la conception malagasy de l’homme. Entre le corps humain décrit presque de façon « biologique » et le fanahy énoncé presque tardivement, Olombelona ne différencie pas les hommes (lehilahy, manafo) et les femmes (vehivavy, manangy) et ne sépare pas l’humain (fo, saina, fanahy) de son corps. Cela donne écho au proverbe « Ny fanahy no olombelona ou Ny fanahy no maha-olona » et aux rites funéraires prenant grand soin des morts. Comparé aux Français, à ce niveau symbolique du moins (les langues), les Malagasy ont un avantage. Cela étant, jusqu’où M.Rabenoro peut-elle descendre pour s’intégrer à la minorité agissante ? la guerre des sexes, l’éclatement de toutes les structures sociales au nom même de la confusion qu’elle opère entre « modernité » et « droits des femmes », entre universel et particulier ...Elle omet de souligner systématiquement la nature politique (nationale et internationale) des choix économiques, de sociétés et de leur effet pour ne les placer que sur le terrain culturel...La culture malagasy, devenue son punching ball et rarement sa muse, encaisse les coups depuis un certain temps, c’est l’activité favorite de cette même minorité menant le pays dans le mur que de taper là où ça ne fait rien. Rien qui ne puisse rapporter un sac de riz. Le seul bien qui n’a pas de prix.

    • 29 février à 17:15 | Rahasimbery (#8396) répond à Rahasimbery

      - Minorité/majorité. Le jeu de la minorité et de la majorité, d’un point de vue purement institutionnel ou en langage pseudo démocratique, n’a rien à voir avec la taille (demandez aux femmes si ce n’est pas vrai !). Ceux qui y participent, les détenteurs du pouvoir, plus ou moins suivant leur rang hiérarchique sont minoritaires à l’échelle de l’Île. La « majorité politique » qui théoriquement et pratiquement gouverne n’est que l’incarnation de la partie émergée de cette minorité incestueuse : le pouvoir et les richesses se transmettent en interne. Et celle-ci se compose d’hommes et de femmes ( les épouses, les premières dames, les filles, les mairesses, les députées, les intellectuelles avides de titre honorifique etc.) liés par des réseaux complexes, renforçant leur maintien au pouvoir par des stratégies diverses. Si bien que parler de féminisme à Madagascar, à entendre comme une lutte politique car il s’agit bien de cela ; lutter contre les « méchants hommes » avec des mots inspirés de l’idéologie coloniale et du sexisme de bas étage (barbarie, chefferie, viol, bouvier vs éleveuse d’enfants etc.) revient à déshonorer la grande majorité des Malagasy, femmes, hommes et enfants, les 90%, à qui on enlève le droit à pratiquer leur propre culture, leur singulière poésie. Quand la famine les frappe, on leur dira que c’est de leur faute et qu’ils n’auront qu’à abandonner ces coutumes barbares pour que les modernistes, hommes et femmes universels, sans appartenance, qu’importe, viennent avec des idées nourricières et les mains dans les poches...Un penseur allemand écrivait « la meilleure façon de nuire à une cause, c’est de la défendre avec les mauvaises raisons »...En soi, le féminisme est une honorable cause mais j’ai bien peur que M.Rabenoro le défend avec les « raisons du plus fort »...Elle n’est pas exceptionnelle, elle confirme la règle...Tragique pour le peuple malagasy...

    • 29 février à 19:05 | Gérard (#7761) répond à Rahasimbery

      Un penseur allemand écrivait « la meilleure façon de nuire à une cause, c’est de la défendre avec les mauvaises raisons » dites vous
      ce penseur, n’est il pas également l’auteur de « Tu vas voir les femmes » N’oublie pas ton fouet !" ?

      blague à part, si il me parait certain que Mireille Rabenoro confond de plus en plus défense des femmes et attaque des hommes, je constate qu’il n’est pas si simple de le démontrer sans paraitre misogyne !

      Ce qui dans la perspective d’ambition politique ou cette dame se trouve peut être, n’est pas malhabile, l’histoire ayant abondamment prouvé que les modérés restent souvent sur le carreau, au profit des « ultras »

    • 29 février à 20:22 | Rahasimbery (#8396) répond à Gérard

      Oui, il s’agit bel et bien du même penseur qui soit dit en passant était un misogyne patenté et au fond, ne croyait pas à l’égalité des hommes. Quelques-uns de ses textes faisaient aussi l’apologie de la « force dionysiaque » pulsée par la « volonté de puissance ». Quoi qu’il en soit, vous avez raison quant à la possible perspective « carriériste » de ce papier. Il y a un tel décalage entre sa proposition féministe et la réalité sociale malagasy que j’en arrive à me demander si elle aspire vraiment à l’égalité hommes-femmes ou si elle s’y adonne parce que c’est le seul message susceptible d’être écouté par le dieu de la promotion. Les attaques qu’elle mène contre les hommes surfent avec les stéréotypes les plus archaïques, très 19ème. D’autant qu’elle ne fait pas dans la dentelle : tous les hommes malagasy sont les « aborigènes sauvages » de notre époque. Je ne doute pas qu’elle puisse faire preuve de discernement mais dès lors qu’elle aborde la cause des femmes, en les posant en victime, elle érige les hommes en bourreau. Si on force un peu le trait, on pourra presque dire que seuls les femmes et les enfants meurent de faim dans le grand sud...Bravo

    • 29 février à 23:13 | Gérard (#7761) répond à Rahasimbery

      Que Friedrich Nietzsche philosophe allemand (prussien me venait naturellement sous la plume !) de la fin du XIXème siècle apparaisse un brin « réac » et misogyne au regard d’une vision « moderniste » des choses n’étonnera personne, et n’ôte rien à la profondeur de sa pensée

      Énumérons plutôt quelques thèmes « féministes » sur lesquels Mme Rabenoro trouverait peut être ici plus d’alliés « mâles » que d’adversaires :
      - j’en citais un plus haut :la répartition entre filles et garçons des patrimoines successoraux
      - la résorption du différentiel d’alphabétisation femmes/hommes de 9%
      - un vigoureux combat pour que la contraception touche plus de 40% de sa cible
      - un autre combat tout aussi vigoureux pour des soins corrects à l’accouchement

      source Unicef :
      http://www.unicef.org/french/infobycountry/madagascar_statistics.html

      j’en oublie évidemment mais je constate qu’il s’agit de questions sur lesquelles, par exemple, nous n’avons jamais entendu aucune ministre ou « conseillère » du PRM s’exprimer fermement, ni observé d’action décisive, aussi « femmes » et puissantes qu’ elles puissent être !! Vous même madame Rabenoro, auriez vous plus de force ?
      Nombre d’hommes sont favorables à la parité, mais croyez vous que multiplier de telles « dames » à ces hauts postes changerait quelque chose, ou bien que le problème est d’une autre nature ?

  • 1er mars à 16:41 | Ranja Randria (#7243)

    Deux remarques :
    - Sur dix commentaires, aucune n’a essayé d’aller plus loin que les mots écrits pour réveiller, aucune n’a essayé de comprendre l’une des racines de nos multiples échecs dans le traitement des problèmes sociaux et sociétaux... Auraient-elles toutes été rédigées par des « hommes », ce qui confirmerait alors le bon choix de Mireille Rabenoro de la provocation partielle pour voir si les termes de la problématique ont aujourd’hui changé ?
    - Hélas !, rien n’a pratiquement changé, mais de plus en plus, « la moitié du monde »continuera à dire et faire pour que cela soit, parce que c’est juste et bénéfique pour le bien commun.

    • 1er mars à 17:35 | Gérard (#7761) répond à Ranja Randria

      «  »la moitié du monde »continuera à dire et faire pour que cela soit, parce que c’est juste et bénéfique pour le bien commun.«  » dites vous

      mais aucune des 2 moitiés de monde, comme vous dites, ne peut faire sans l’autre, elles sont complémentaires pour l’éternité, autant que possible dans une relation que (presque) tout le monde souhaite respectueuse et égalitaire

      voudriez vous démontrer qu’il y a autant d’imbécilité du coté de certaines féministes que chez les « machos » les plus bornés que vous ne vous y prendriez pas autrement

      je me répète, mais proposez ici, à votre choix un sujet concret, essentiel, (pas l’accès au séza et au V8 svp !!) ou il vous parait que les femmes sont insuffisamment considérées, et je suis certain que vous verrez beaucoup d’hommes vous rejoindre.

    • 1er mars à 18:38 | Ranja Randria (#7243) répond à Gérard

      Merci pour votre réactivité. Vous avez résumé dans le second alinéa le coeur de la problématique.

      Il n’y a en moi aucune agressivité, aucun désir de vaine polémique. C’est la réalisation de cette nécessaire complétude du genre humain qui m’intéresse, car d’elle dépend en partie la résolution de l’équation malgache à « x » inconnues.

    • 2 mars à 04:19 | Gérard (#7761) répond à Ranja Randria

      Oui. mais la résolution de votre équation malgache à X inconnues nécessiterait, si il s’agissait de mathématiques autant d’équations que d’inconnues ; un vrai casse tête !

      Ce qui pourrait être plus simplement à notre portée c’est d’isoler certaines questions pour rechercher quelques réponses sans s’épuiser dans des combats inutiles, notre « complémentarité respectueuse et égalitaire » me parait être de celles là ; bien que la relation femmes / hommes
      ne puisse être isolée de la société ou nous baignons

      Pour illustrer cette influence sociétale, voire étatique, prenons le cas des hommes, cibles de Mireille Rabenoro dans cet éditorial, et qui séduisent, engrossent, et abandonnent successivement plusieurs femmes

      La description faite par Rahasimbéry quelques posts plus haut d’un pouvoir détenu par une « minorité incestueuse » érigée en majorité politique (au détriment des citoyens ?) est elle de nature à expliquer certaines carences de l’état, je ne sais ?

      Mais l’intervention de l’état serait bien utile pour que ces femmes disposent de contraception, pour que la loi, et la perspective de devoir payer une pension alimentaire rappelle ces hommes à leur responsabilités

      N’y a t il pas là un sujet sur lequel le consensus de la totalité des femmes, et d’une majorité d’hommes, est aisé à réunir ?

    • 2 mars à 12:32 | Turping (#1235) répond à Ranja Randria

      Ranja Randria,
      A moins que vous vouliez faire l’intéressant ,participez souvent sur ce forum ,on saura vous évaluer .Les maux et les racines de nos multiples échecs ont décriés à plusieurs reprises par beaucoup de forumistes . Répéter souvent la même problématique abêtit en essayant d’abréger ,résumer aussi la situation .
      - L’indépendance octroyée sous dépendance ,l’absence d’une vraie souveraineté nationale ,le manque de repère et la façon de faire la politique ne répondent pas aux résultats escomptés .

    • 2 mars à 12:33 | Turping (#1235) répond à Turping

      Rajout : ont été décriés ,...

    • 2 mars à 14:23 | Gérard (#7761) répond à Turping

      «  »Répéter souvent la même problématique abêtit«  » c’est faux, car chacun est en mesure d’apporter sa nuance personnelle à l’éventuelle répétition, mais donne envie de vous tendre un miroir, et de vous retourner le propos !

      «  »on saura vous évaluer «  » !! que d’humilité ! et quelle gentille façon d’accueillir les nouveaux ou plutôt nouvelle, il me semble......

      bonne journée

  • 5 mars à 15:42 | takaka (#8449)

    Rien sauf la mort.

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