Jean Marc Châtaigner a présenté ce mardi 10 novembre 2009 au président de la Transition, Andry Rajoelina, les lettres de créances l’accréditant auprès de l’Etat malgache. La cérémonie s’est déroulée au palais d’Etat à Iavoloha en présence de Zazah Ramandimbiarison, de Haja André Resampa et de Ny Hasina Andriamanjato. Ce dernier a réceptionné lundi en fin d’après-midi les copies figurées des lettres qui désignent Jean Marc Châtaigner, ambassadeur de la Répubique française à Madagascar.
Interrogé par la presse, Jean Marc Châtaigner s’est demandé lui aussi si on peut définir ou interpréter cette cérémonie de reconnaissance internationale. D’après l’ambassadeur, la France par ce geste veut signifier qu’elle appuie les démarches de cette Transition. L’essentiel à son avis est que le train aille vite maintenant sans oublier personne pour dire sans écarter les autres, sensibilités ou mouvances ; et que le train ne déraille pas.
L’ambassadeur de France a ainsi confirmé que des experts de l’Union européenne et de l’Organisation internationale de la Francophonie viendraient sous peu à Madagascar, comme prévu dans la Charte de la Transition, effectuer l’évaluation des besoins pour les élections. Notons que les autres organisations qui devraient participer à cette tâche qui facilitera notamment la fixation du calendrier électoral seront l’Union Africaine et le PNUD.
En tout cas, les commentaires à propos de ce geste de la France sont légions. Les uns dénoncent une précipitation alors que les structures ne sont même pas entièrement debout. Les autres par contre sont soulagés parce qu’enfin la situation « informelle » de l’ambassadeur de France a connue une issue légale. D’autres estiment que la France a déjà été témoin du non respect des Actes additionnels du 7 novembre dernier car le président de la Transition n’a fait aucun cas des co-présidents.
Recueilli par Bill





