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Coopération

FMI-Madagascar

« Prioriser des réformes en faveur des pauvres et de la croissance »

jeudi 12 février 2015 | Léa Ratsiazo

Le Plan National de Développement (PND) doit prioriser les réformes en faveur des pauvres et de la croissance. Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) vient de rendre publique les résultats de ses consultations avec les représentants de Madagascar. Pour le FMI, « les premiers signes d’une reprise économique sont apparus en 2014, avec des estimations tablant sur une croissance à 3% et une inflation en décembre, inférieure à 7%. D’après les projections, le déficit des transactions courantes s’est résorbé à environ 2% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2014, sous l’effet de la hausse des exportations minières, de la baisse des besoins en importations de produits alimentaires, ainsi que des cours mondiaux du pétrole plus bas que prévu ».

Malheureusement, cette reprise n’est pas encore perçue par la population. Le FMI explique cette situation par les dépenses limitées dans les secteurs hautement prioritaires, tels que l’éducation et la santé, en 2014. Ceci compte tenu de la faiblesse persistante du recouvrement des recettes fiscales. Le FMI pointe également du doigt « la politique des subventions aux carburants, des entreprises publiques (notamment celles de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, la JIRAMA) » qui met à mal les caisses de l’État avec la caisse de retraite de la fonction publique.

À titre de recommandations, les administrateurs du FMI préconisent d’accélérer les réformes économiques et structurelles pour libérer le potentiel considérable de Madagascar. Le Plan National de Développement (PND) prévu doit accorder la priorité aux réformes permettant d’augmenter le montant et l’efficacité des dépenses gouvernementales en faveur des pauvres et de la croissance, d’améliorer la gouvernance et de renforcer les institutions, d’accroître les investissements en infrastructures qui offrent de hauts rendements, et d’améliorer le climat des affaires. Une mise en oeuvre résolue de ces réformes permettra de stimuler la croissance de l’emploi et du secteur privé et de réduire la pauvreté ». Notons que selon le rapport du FMI, « Madagascar est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde, le PIB par habitant ayant diminué de moitié depuis 1960. Environ 93 % de la population vivent avec moins de deux dollars par jour. »

Le FMI encourage les autorités malgaches à augmenter « les dépenses sociales urgentes en matière de santé et d’éducation ainsi que les investissements en infrastructures. Les réformes dans ce domaine doivent reposer sur des plans bien conçus, avec l’appui de l’Assistance Technique du FMI, pour mobiliser les recettes fiscales et améliorer l’efficacité de l’administration fiscale et douanière ».

Désormais, les subventions en tout genre sont à proscrire selon le FMI : « du côté des dépenses, les administrateurs sont favorables aux projets qui consistent à éliminer progressivement les subventions aux carburants, diminuer les transferts budgétaires aux entreprises publiques déficitaires ». De même il préconise le rééquilibrage de la caisse de retraite des agents de l’État, et la poursuite du renforcement de la gestion des finances publiques et le règlement des arriérés intérieurs.

Le FMI encourage l’État malgache à s’endetter. Selon ses termes « les administrateurs estiment possible de procéder avec prudence à moyen terme à des emprunts extérieurs pour répondre aux besoins urgents d’infrastructures de Madagascar. Ils encouragent les autorités à tout mettre en oeuvre pour que de tels emprunts soient contractés à des conditions concessionnelles dans toute la mesure du possible. Pour mobiliser le financement des bailleurs de fonds, il faudra que les autorités mettent rapidement la dernière main au plan de développement, définissent les priorités d’investissement, et tiennent compte de la capacité d’absorption ». Donc, s’endetter mais avec prudence.

En matière de change, « les administrateurs jugent approprié le régime actuel de taux de change flottant à Madagascar, en précisant qu’il a aidé l’économie à s’adapter aux chocs extérieurs ».

Les prochaines consultations avec Madagascar auront lieu dans un an.

9 commentaires

Vos commentaires

  • 12 février 2015 à 09:19 | revysaditra (#8500)

    Selon le service de la météorologie, aucun cyclone ni tempête n’est prévu aux alentours de la Grande île.
    — 
    Misaotra anao aloha aho ry RENY MALALA. (ma mère chérie ...la FRANCE)
    http://www.cycloneoi.com/pages/cycl...
    Fa be loatra ny soa nataonao ahy. Na lavitra aza ianao dia ...
    — 
    ny vahoaka dia mijery sisa... MARINA É !!!
    — -
    ...il ne faut surtout pas baisser les bras...
    ...ne restons pas les bras croisés !
    — -
    Impossible n’est pas Malgache !
    — -
    D’OÙ VIENT NOTRE TIMIDITÉ ? ... plus précisément... la timidité des Malgaches ?
    — 
    C’est ma mère qui était trop protectrice.
    (ma mère chérie ...RENY MALALA é)
    — -
    Je ne suis pas timide, j’arrive à parler facilement, même trop.
    J’avais toujours quelques chose à dire, quitte à considérer mes interlocuteurs comme confident.
    Ce qui les mettait dans une position délicate, et résultat ils me fuyaient.
    — -
    Maintenant, je me blinde, je m’isole, je m’enferme, afin de me transformer pour un mieux-être.
    — -
    ...il ne faut surtout pas baisser les bras...
    ...ne restons pas les bras croisés !
    — -
    Impossible n’est pas Malgache !
    http://youtu.be/qOZgW3VKHV8

    • 12 février 2015 à 10:52 | Paulo Il leone (#6618) répond à revysaditra

      « ...Impossible n’est pas Malgache ! » XMDR !!

      « Impossible de décoller », tu veux dire !

      Que de progrès réalisés en 55 ans d’indépendance ! Continuez sur cette voie ! Le monde entier vous observe et vous admire/envie !

  • 12 février 2015 à 10:51 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Est-ce que le présent régime va comprendre cela ?

    Rien qu’avec les articles de la constitution, on voit déjà la mauvaise foi qui anime ce régime.
    S’agissant de l’économie du pays et de la priorisation des réformes en faveur des pauvres et de la croissance, je reste sceptique quant à la capacité du présent régime à y répondre dans le bon sens.

    Qui sont les pauvres ? Il faut d’abord les définir avant faire les réformes idoines.

    Quelle est la base de la croissance ? Il faut définir le secteur capable de générer de la croissance et les entreprises/les individus qui y évoluent et leurs besoins réels pour devenir le vrai moteur de la croissance du pays.

    • 12 février 2015 à 10:53 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      lire ...avant de faire les ....

    • 12 février 2015 à 17:35 | Bernard SG (#8172) répond à plus qu'hier et moins que demain

      Le FMI est un pompier pyromane quand il prône une politique « pro-pauvres ». Pour s’en convaincre il suffit d’analyser les impacts de deux des orientations qu’il recommande (dans les faits, c’est plutôt « impose ») aux gouvernements de ce pays depuis plusieurs décennies :
      - augmenter la pression fiscale : nul n’est de besoin de sortir de Harvard pour comprendre qu’augmenter la taxation sur une économie déjà exsangue va aggraver la pauvreté, certainement pas la faire reculer.
      - faire flotter la monnaie nationale par le biais du MID : la tendance à long terme du cours de la monnaie malgache par rapport aux grandes devises est une sévère dépréciation. Cela veut dire par exemple que les prix des médicaments qui sont pratiquement tous importés vont en augmentant sans cesse, en d’autres termes que l’accès aux soins de santé des plus démunis devient de plus en plus problématique.

      Le plus triste dans tout cela, c’est qu’aucun de nos gouvernants successifs n’a jamais ne serait-ce qu’essayé de faire valoir ce type d’argument, trop préoccupés qu’ils sont de passer pour de gentils petits bons élèves de leurs maîtres de Bretton-Woods (et de profiter personnellement des retombées illicites de cette manne de l’aide internationale).

    • 12 février 2015 à 18:06 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Bernard SG

      C’est dans le cadre du libéralisme donc augmenter la pression fiscale c’est élargir l’assiette fiscale en faisant payer ceux qui ne le font pas (le secteur informel en général) ou qui le font sur la base des comptes falsifiés / de la corruption : C’est l’assainissement qui s’impose.
      Donc l’essentiel c’est de positiver toutes ces recommandations car devant la gabegie généralisée dans le pays, les experts du FMI n’ont pas tort.

    • 13 février 2015 à 16:17 | Bernard SG (#8172) répond à plus qu'hier et moins que demain

      En général, les libéraux sont plutôt pour des baisses d’impôts. C’est leur posture idéologique favorite.

      Pour ma part je suis plutôt anti-libéral au sens français et plutot « liberal » au sens américain (à peu près synonyme de « progressive »), je suis pour que l’Etat joue un rôle économique important sans pour autant se substituer au privé.

      Mais cela c’est de l’idéologie, ça fonctionne tant bien que mal dans une économie développée ou émergente.

      La réalité d’un pays extrêmement pauvre comme Madagascar est toute autre et chercher à y coller une approche de l’économie politique calquée sur des modèles de pays déjà développés est stupide.

      La vérité universelle sur les impôts et taxes, c’est que quelle que soit leur forme, c’est toujours le consommateur qui paye en bout de chaîne. Nous sommes dans un pays où plus de 90% de « consommateurs » vivent avec moins de $2 par jour, une ponction additionnelle ne serait ce que de 1% sur un aussi faible pouvoir d’achat est tout simplement du pur non-sens ; selon moi c’est même quasi criminel.

      La question de la chasse aux fraudeurs est pertinente, mais elle requiert évidemment des moyens, de la volonté et de l’intégrité. C’est un long chemin : ramener les informels vers le secteur formel ne se fait pas d’un coup de baguette magique, et un tel objectif est certes souhaitable pour une concurrence saine entre opérateurs économiques mais on n’en voit pas trop le lien avec la lutte contre la pauvreté.

      Notre pays est entre le marteau et l’enclume : un Etat sans éthique et incompétent d’un côté et des bailleurs de fonds dogmatiques et bornés de l’autre.

      Sur les 4 ou 5 années à venir il ne devrait y avoir qu’un indicateur à observer : c’est le taux de pauvreté. Tous les autres chiffres (croissance, inflation, pression fiscale etc.) ne sont que des cache-misère.

  • 12 février 2015 à 11:05 | harmelle (#5862)

    Et le blibli-blabla continue ! Ils ont compris les administrateurs qu’ils parlent de Mada ou l’AN pour une histoire de voiture bloque tout ? Alors le rêste nous sommes en plein rêve .....« « du côté des dépenses, les administrateurs sont favorables aux projets qui consistent à éliminer progressivement les subventions aux carburants, diminuer les transferts budgétaires aux entreprises publiques déficitaires ». De même il préconise le rééquilibrage de la caisse de retraite des agents de l’État, et la poursuite du renforcement de la gestion des finances publiques et le règlement des arriérés intérieurs. »

  • 12 février 2015 à 11:14 | RAMAHEFARISOA Basile (#6111)

    - « Toujours FMI par ci,par là » !
    OUI,on a besoin du FMI pour....et cetera.
    Mais les « MALGACHES » doivent avoir un programme politique pour satisfaire l’intérêt général des « POPULATIONS » de Madagascar.Point barre !

    Basile RAMAHEFARISOA-1943
    b.ramahefarisoa gmail.com

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