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vendredi 31 octobre 2014
 

 > Tribune libre

Pour une fois, osons !

samedi 15 août 2009

Il est grand temps que les vrais dirigeants actuels de ce pays se réveillent. Le peuple ne veut pas et n’a jamais voulu se défaire d’une dictature, celle de Ravalomanana, pour être de nouveau sous la coupe d’une autre, celle de la communauté internationale. En effet, pour dire la vérité sans aucune fioriture, les exigences de cette communauté, à travers les accords conclus à Maputo le 8 août 2009, n’est plus ni moins que l’imposition de leurs conditions, lesquelles ne tiennent nullement compte des aspirations des millions de malgaches dont le mouvement sous la conduite de Andry Rajoelina a permis de renverser le régime tyrannique soi disant inamovible de Ravalomanana. Jugez-en plutôt.

Elle veut que des ex-présidents déjà reniés, pour ne pas dire « vomis » par la population reviennent à la conduite du pays au nom de prétendus consensualisme, inclusivité et autre multilatéralisme. Comme si Madagascar, un Etat souverain, ne peut prétendre à un gouvernement de son choix, avec des dirigeants mis à leurs places par la volonté de sa population. « Coup d’Etat » ou mouvement populaire, qu’importe la dénomination, l’essentiel est le respect de son choix.

Une aberration

Toujours au nom de ces concepts, le partage des sièges et la gestion de la transition devront être soumis à l’approbation de cette communauté internationale, « étrangère », faut-il encore le préciser, selon un calcul des plus simplistes : quatre (4) mouvances, 28 sièges, donc sept (7) sièges par mouvance. Une aberration de plus qui ne prend pas en compte la genèse du mouvement populaire qui a abouti à la démission de Ravalomanana et à l’avènement de la Haute autorité de la Transition (HAT).

Un bref rappel des évènements et du cours récent de l’histoire est peut-être de rigueur pour rafraîchir leur mémoire plutôt défaillante (ou sélective ?).

12 décembre 2007 : élection du jeune Andry Rajoelina à la mairie de la capitale. Le commencement de la fin pour Ravalomanana, le dictateur qui a régné durant 6 ans et dont le poulain, Hery Rafalimanana, a été massivement rejeté par Antananarivo.
- Attaque en sournois et bâton dans les roues du nouvel édile de la Ville des Mille dans ses nouvelles fonctions, et ce durant presque toute l’année 2008 : coupure des éclairages publics pour cause de non paiement des dettes de la Commune urbaine d’Antananarivo auprès de la JIRAMA, déclassement de la capitale, et j’en passe.
- La goutte d’eau qui a fait déborder le vase a été la fermeture de la station de télévision appartenant au jeune maire, le samedi 13 décembre, une heure seulement après la diffusion d’une déclaration de 45 mn de l’ancien président Didier Ratsiraka.

17 décembre 2008 : ultimatum lancé par Andry Rajoelina pour la réouverture de sa station ainsi que des autres stations audiovisuelles fermées par Ravalomanana.

14 janvier 2009 : date de l’expiration de l’ultimatum qui a été rejeté par le pouvoir en place, Andry R. invite tous les Malgaches attachés aux principes de démocratie et de liberté à se joindre à lui pour l’inauguration de « la place de la Démocratie ».

Le 17 janvier 2009 : inauguration de « la place de la Démocratie » et naissance du mouvement « Orange » qui va aller en s’amplifiant sur la place du 13 mai et pour finir, va forcer Ravalomanana à démissionner, mettant le pouvoir entre les mains d’un Directoire militaire dans l’après-midi du 17 mars 2009, lequel Directoire l’offrira quelques heures plus tard à Andry Rajoelina, le futur président de la HAT.

Tout au long de ce résumé ; où et à quel moment sont intervenus d’une manière significative les dénommés Ratsiraka Didier et Zafy Albert ainsi que leur mouvance respective dans le « déboulonnement » de Ravalomanana de son piédestal de despote ainsi que dans la mise en place de l’autorité de transition pour que, le partage venu après les accords de Maputo, ils aient droit à un partage équitable des sièges dans le gouvernement de transition ?

Toujours dans le même ordre d’idée, sur quoi se base la communauté internationale pour vouloir imposer qu’on leur (la mouvance Ratsiraka D. et celle de Zafy A.) octroie à chacune un nombre de siège égal à celui de la mouvance Andry Rajoelina ?

Le comble de l’absurde est atteint lorsqu’elle (toujours cette communauté internationale) exige de passer en revue le CV des postulants. A croire qu’on est revenu aux temps des protectorats durant laquelle toutes les décisions et les nominations devaient avoir l’aval du pays colonisateur dont le rôle est joué en ce qui nous concerne actuellement par le GIC, l’UA, l’OIF…

Quand au cas de Ravalomanana et sa mouvance (nous allions dire, sa clique), leurs exactions et abus sont de trop fraîche date qu’il est inutile de les rappeler. Leur attribuer une quelconque attribution serait pure folie.

Opportunité à ne pas rater

Il est grand temps que la Transition, sous la houlette de son président actuelle, se remue et fasse preuve de plus de fermeté afin de rejeter toute forme d’imposition, d’où qu’elle soit.

Les accords de Maputo ne sont que des accords, des conventions. Ce ne sont nullement des lois dont la transgression est passible de condamnation devant les tribunaux. A titre d’exemple, qu’a subi Ravalomanana pour ne pas avoir respecté les accords de Dakar 1 et Dakar 2 ? Rien.

De même, 60 ans après la ratification « mondiale » de la convention de Genève qui définit des règles de protection des personnes en cas de conflit armé, notamment les soldats de certaines actions, les blessés et prisonniers de guerre, mais aussi les civils et leurs biens, de nombreux pays ne s’en soucient guère, sûrs de leur impunité car la transgression de ces accords ou conventions ne sont sanctionnées que par des blâmes et autres condamnations verbales.

Nous aimerions dire à l’actuel président de la Transition pour clore le débat, mais surtout pour la préservation de la dignité et de la souveraineté malgache d’oser faire le grand pas, celui de se défaire une bonne fois pour toute des emprises ou autres hégémonies qui nous ont toujours privé de notre libre choix. Profitons de l’opportunité qui se présente pour faire table rase de toutes les anciennes pratiques anti-démocratiques en faisant fi pour une fois de l’avis des « autres » en ne faisant qu’à notre tête. Une opportunité qui, peut-être, ne se présentera plus.

N. Randria

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 19 réactions Lire les commentaires
  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 07:39, par rakoto09 (#1735)

    Par contre et contrairement à mes opinions sur l’article de Ndimby auparavant, ces quelques lignes de Randria me semble bien réfléter la réalité. Randria nous montre bien les différentes étapes historiques des événements et souligne la volonté populaire pour le changement en demandant aux dirigeants de la HAT, de la fermeté devant la communauté internationale en l’occurence les occidentaux condescendants, de sauvegarder notre souveraineté nationale.

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 08:35, par Noue (#2427)

    - « Pour une fois, osons ! »

    - « Profitons de l’opportunité qui se présente pour faire table rase de toutes les anciennes pratiques anti-démocratiques en faisant fi pour une fois de l’avis des « autres » en ne faisant qu’à notre tête »

    Malheureusement , on sait que ce n’est pas Rajoelina qui mène la barque mais il est mené . Alors , osera-t-il ?

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 08:36, par Gilgas (#1183)

    J’ai cru rêver en lisant cet article.
    Tribune m’avait plutôt habitué à lire des articles anti-hat, notamment à travers des écrits d’un certain Ndimby.
    Bravo à Mr Randria, qui vient ici de retracer avec exactitude l’historique des évènements passés, et sans parti pris pour l’un ou pour l’autre, ce qui est un exploit en soi.
    Bravo à Tribune d’avoir publié cet article.

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 09:45, par ragasy (#416)

    Randria, Gilgas et le Rakoto09 n’ont pas apparemment regardé l’interview d’hier soir ou alors ils n’ont rien compris !

    Mais c’est clair comme l’eau de roche que tgv n’a fait que raisonner la hat et leurs faucons. Que la hat est bien morte et qu’il n’y a plus que la charte de Maputo qui compte. C’est une étape qu’il ne faut plus exclure. C’est un passage obligé et que les hateux comme vous doivent s’y plier.

    Si vous n’avez pas compris ça, eh bien vous êtes à plaindre. Il faut plutôt vous préparer pour les élections dans ... 15 mois. Ceci est un bon conseil, croyez-moi même si vous me haïssez.

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 10:20, par Bestan (#2456)

    En partie d’accord, la communauté internationale n’a pas à dicter quoi que ce soit aux malgaches. Seulement voila, le mouvement populaire n’était pas seulement le fruit de la seule mouvance Rajoelina, si les provinces y ont participé c’était surtout pour se débarrasser de Ravalomanana. Maintenant, Rajoelina ne peut pas exclure les autres car sans leur soutien je pense qu’il serait à Tsiafahy en ce moment.

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 11:33, par ramanankasina (#3023)

    Monsieur Randria je respecte votre vérité. Cependant comme nous sommes dans une tribune libre, je me permets de vous suggérer d’aller plus loin dans votre analyse quand vous utiliez les termes « osons » et « opportunité » dans l’objectif d’asseoir la souveraineté nationale.

    La souveraineté nationale se base surtout sur le choix des citoyens. Les « vrais dirigeants », comme vous dites, se doivent d’être élus par les citoyens de la nation, de servir l’intérêt de la nation (et non se servir ni asservir par la terreur comme les dirigeants coloniaux).

    Alors profitons de cette opportunité offerte par Maputo pour que la tension s’apaise dans chaque foyer, dans chaque famille, dans chaque fokontany. Profitons de cette opportunité pour que chacun puisse exprimer ces idées, ces vérités lors des prochaines campagnes électorales.

    Osons faire confiance entre nous malagasy pour prouver aux « autres » que nous sommes adultes, responsables et que nous savons respecter la démocratie.

    Osez faire confiance en Andry Rajoelina qui a su, comme les autres négociateurs, dépasser les ambitions et exigences partisanes et promouvoir l’intérêt supérieur de la nation.

    Osons prendre notre responsabilité, osons la confiance, le respect et la tolérance !

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 12:03, par jack-no (#1477)

    bonjour,

    bravo à tribune d’ouvrir ses colonnes à l’adversaire. l’esprit de l’article 38 de la charte de transition est mise en avant.

    randria, quand tu dis « « Coup d’état » ou mouvement populaire, qu’importe la dénomination, l’essentiel est le respect de son choix. »

    la différence est de taille. Ra8 avait proposé un référendum. rajoelina aura -t-il le courage d"en proposer un, pour le respect du choix du peuple. je ne pense pas. il connait la réponse. dont acte, c’est le respect du choix de rajoelina !

    donc, c’est bien un coup d’état, avec ses effets néfastes pour le peuple, son économie, sa finance.

    rajoelina n’a pas de parole. il renie sa signature. c’est un fourbe, et dans le milieu, il y a un terme pourles désigner.

    jacques

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 14:56, par Ranabavy (#3062)

    GRAND BRAVO POUR L’ARTICLE DE RANDRIA ! Voilà au moins un article sensé écrit par une personne aux idées éclairées et au travers on perçoit un patriote aux visions CONSTRUCTIVES ! J’ai partagé votre article à tous mes amis et connaissances, aussi bien malgaches qu’étrangers.....

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 16:17, par mpitazana (#2017)

    les quatre signataires de l’accord de Maputo sont des adultes ,responsables ,ex-présidents et auto- proclamé président après un coup d’état « lehilahy lehibe mifanaiky ,culture Malgache oblige ».Si vous n’êtes pas d’accord avec votre président qui a signé ledit accord il faut le virer « c’est la démocratie » . Il n’est plus crédible au sein de votre mouvance. On ne met pas en doute la décision de son leader.
    Les 7 OS sont jetés :la caricature parle d’ elle même !

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 16:30, par elena (#3066)

    Excellente analyse mais il est plus tard que vous ne pensez. C’est la communauté internationale qui fait la pluie ou le beau temps : le partage du monde est déjà fait selon un nouvel ordre mondial, ordre mondial pas si nouveau d’ailleurs.Madagascar aurait pu sortir du giron de la France, elle va y revenir. De toutes façons, nous sommes un trop petit pays pour lutter, l’un des plus pauvres du monde(et encore plus maintenant),nous sommes David face à Goliath, David a vaincu Goliath me direz-vous ?Oui, mais ce n’est qu’un conte, soyons réalistes et pragmatiques. Nous avons perdu tous nos repères, je fais référence à un forumiste, dont je viens de découvrir le blog, très bon par ailleurs. Alors sauvons ce qui reste à sauver, il faut revenir à la stabilité politique, sans laquelle nous n’aurons plus les aides qui nous font vivre. Ce qui disent que Madagascar n’a pas besoin de l’extérieur sont des menteurs et des démago(c’est un pléonasme). Ceux qui passent leur temps encore à polémiquer pour faire le forcing et pour avoir des seza sont tranquilles, ils n’ont rien à faire de la population, ils ont maison, voiture et mangent à leur faim et ils ne représentent qu’eux même, ne parlez pas de peuple, s’il vous plaît, dans votre bouche, ça ressemble à une injure.Ne soyons pas naïfs, les jeux sont faits. Le deal est déjà fait ailleurs.Le choix est simple :oui, à Maputo et Madagascar redémarre rapidement économiquement et, pour le bien de Madagascar.Non, à Maputo et plus on traînera et plus Madagascar continuera à s’enfoncer.Kivy

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 16:34, par Albatros (#234)

    Bonjour à tous !!!.

    D’abord merci à Madagascar Tribune qui permet cette confrontation d’idées.

    Merci aussi à Mr (Mme) Randria d’avoir donner des arguments différents et détaillés, contrairement aux : « C’est la HAT la meilleure » et « force de l’ordre unies » et autre « point barre » que l’on voit habituellement.

    Toutefois permettez moi d’exprimer ici mon malaise en reprenant certaines parties de votre Editorial.

    1 Vous parlez de passez d’une dictature (peut être réel) de Mr Ravalomanana à une dictature de la Communauté Internationale mais pas à une dictature de Mr Rajoelina !!!. Pourtant je vois plus facilement ce dernier prendre le pouvoir par la force que des parachutistes de l’UA.

    2 Vous parlez des « aspirations de millions de malgaches sous la conduite de Mr Rajeolina. Mais comment avez vous pu les compter ?. Y a t il eu un décompte de vote pour cela. Admettriez vous que ceux qu’on appelle les légalistes parlent de »millions de manifestants" contre la HAT depuis le mois de mars ?.

    3 Vous dites : « des ex-présidents déjà reniés, pour ne pas dire « vomis » par la population reviennent à la conduite du pays au nom de prétendus consensualisme, inclusivité et autre multilatéralisme. » Mais n’y a t il pas dans la HAT actuelle, des personnes qui ont déjà oeuvré sous ces ex-présidents ?. Quels sont leurs buts ?.

    4 Vous faites le rappel des événements à Antananarivo depuis décembre 2007. De ce rappel je relève effectivement les bourdes de Mr Ravalomanana qui avait d’autres choses à faire que de couper autoritairement une station de télévision qui lui déplaisait sans utiliser les moyens légaux mis à sa disposition pour avoir un droit de réponse.
    Je relève également que Mr Rajeolina a « inaurguré la Place de la Démocratie » mais que depuis les Malgaches attachés aux principes de Démocratie mais qui ne font pas partie de mouvement « Orange » n’ont pas le droit d’y manifester.

    5 Vous semblez avoir une dent contre les « pays colonisateurs », mais avez vous une dent contre les personnes ayant une double nationalité qui parle au nom de « leur peuple ». Lequel dans ces cas là ?.

    6 Vous avez raison les accords de Maputo ne sont pas des lois malgaches. Je ne vous direz donc rien si vous les transgressez. Mais je continuerai de dire qu’il y avait des lois électorales malgaches et qu’elles ont été transgressées à tord. Et ce part des gens, une fois encore, qui pense plus à eux, à leur bien être (touches pas à ma Télé !!!), à leur fauteuil lucratif qu’aux vrai millions de Malagasy qui ont vu leur pauvre niveau de vie chuter au plus bas depuis janvier 2009.

    Je terminerai en disant que si la CI n’a effectivement aucun droit sur Madagascar, elle peut par contre aider les Malgaches à mettre en place des élections qui permettront de dire : « Des millions de Malagasy ont choisi Mr x......... » sans que cela soit contesté dans quelques mois par un Mr Y.... qui aura créé un mouvement « jaune pâle » pour renverser le futur « dictateur » en place.

    Cordialement.

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 17:40, par réveille-toi jeunes Malagasy (#2446)

    - Heureusement, les Nations-Unies, l’Union africaine et toutes ces institutions internationales existent et peuvent intervenir de quelque manière qu’elle soit pour venir au secours d’un peuple, d’un pays où les droits de l’homme sont bafoués dans la terreur, l’intimidation de tout genre etc...
    - Dommage que cette communauté internationale ne soit pas intervenue un peu plus tôt. Car pour redresser l’économie ne sera pas chose aisée pour le prochain président qui j’espère sera élu démocratiquement et dans la transparence totale.
    - Que les TGVistes comprennent que la HAT, la vraie, sera dirigée par les 4 mouvances.
    - Concernant Ratsiraka, TGV n’a-t-il pas eu son aide pour déchoir Ravalomanana ?

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 22:17, par réveille-toi jeunes Malagasy (#2446)

    à TGV et sa feue HAT

    Libérez Manandafy et consorts sans délai, sans conditions et respectez les accords de Maputo I que vous aviez signé !

  • Pour une fois, osons !
    15 août 2009 23:51, par el che (#344)

    Un grand merci à N. Randria pour a voir brossé avec beaucoup de sincérité les évènements qui a abouti à la crise.
    La mégalomanie de Ravalomanana, l’a poussé vers un pouvoir absolu de droit divin. Et sans l’audace d’Andry Rajoelina, nous aurions assisté à un recul sans précédent de la démocratie dans notre pays.

    Toutefois, je reste favorable aux résolutions de MAPUTO, pour la simple raison qu’un consensus Malagaso-malagasy était compromis, chaque parti politique essayant sortir l’épingle de son jeu, avec la logique d’emprisonnement ou d’exil pour les perdants, et la guerre des chefs se serait ainsi perpétrée, pérennisant ainsi une instabilité politique permanente, et une longue agonie pour Madagascar qui a plus d’un siècle de retard sur les pays avancés.

    Certes, pour beaucoup de citoyens, les frustrations sont là, car de nombreux crimes et délits resteront impunis. Mais c’est le prix à payer, si l’on veut avancer vers la paix et la prospérité.
    A mon grand regret, tous les journalistes jugent la mise en place d’un gouvernement de transition comme le partage de gâteau par 4 mouvances politiques.

    Non, il faut voir plus loin, car l’idée est avant tout de mettre en place un cadre juridique mis sur pied par des malagasy, afin de ne plus plonger dans les errements du passé.
    CETTE TRANSITION EST PROVISOIRE

    Il s’agit de créer la 4ème république, non par les seuls tenants du pouvoir, mais aussi avec les empreintes des autres mouvances politiques. C’est une grande première, nous devrions nous en réjouir.
    Pour une fois, on donnera un véritable statut juridique au opposants, les considérer comme des adversaires politiques et non des ennemis à abattre ou à emprisonner.

    Si nous devons oser, ce serait plutôt dans la volonté de dépasser les querelles internes, et de mettre en œuvre de véritables mécanismes institutionnelles, permettant toutes les forces vives de la nation d’être des acteurs dans les divers organes de décisions, et non des pions qui se contentent de voter, qui plus est, pour des chèques en blanc.

    Une plus grande politisation des citoyens est nécessaire. Dans les campagnes, comme dans les villes, les citoyens doivent discuter entre eux, faire part de leurs souhaits pour la communauté, et alerter les dirigeants politiques sur leurs propres doléances.
    Ce sont les décideurs qui doivent écouter les citoyens, et non l’inverse.
    Ce sont les idées et programmes politiques qui doivent orienter le choix pour tel ou tel candidat, et non une personnalité. Il appartient aux tenants du pouvoir de rendre compte de leur politique auprès des citoyens, et ne pas se cacher dans des sordides « secrets-défenses ».

    Pour l’heure, les programmes politiques étant quasi-inexistantes de part et d’autre, il convient de mettre rapidement en marche modes électorales, les projets de Constitution de la 4ème république, avec tous les garde-fous ne permettant pas déboucher sur un coup d’état, mais respectueuses des droits fondamentaux de tous les citoyens.

    Pour conclure, il garder à l’esprit que
    1° Nous devons nous conformer aux droits internationaux, car sans la CI, notre démocratie ne peut se passer des ses aides, qui finance une très larges partie de nos dépenses étatiques.

    2° La mise en place de la Constitution est une affaire purement malagasy, la CI ne faisant que définir le cadre dans lequel la 4ème république doit être discutée ;

    3° Aucun dirigeant ne peut passer outre les accords de MAPUTO, car sans subvention internationale, Madagascar ne pourra subventionner la consultation électorale, ni l’érection des nouvelles institutions, politiques économiques.

    Quand nous aurons notre propre autonomie financière, nous pourrons alors nous targuer d’une indépendance totale. Je crains que cela ne concerne que les futures générations.

    • Pour une fois, osons !
      16 août 2009 11:23, Albatros (#234) répond à el che (#344)

      Bonjour El Che,

      Je ne vous suis pas sur la totalité de votre analyse (je ne sais pas si c’est son audace ou d’autres envies qui ont poussé Mr Rajoelina) mais permettez moi de souligner les points sur lesquels je suis entièrement d’accord avec vous :

      « un consensus Malagaso-malagasy était compromis, chaque parti politique essayant de sortir son l’épingle du jeu, avec la logique d’emprisonnement ou d’exil pour les perdants, et la guerre des chefs se serait ainsi perpétrée, pérennisant ainsi une instabilité politique permanente, et une longue agonie pour Madagascar qui a plus d’un siècle de retard sur les pays avancés. »

      « Une plus grande politisation des citoyens est nécessaire. Dans les campagnes, comme dans les villes, les citoyens doivent discuter entre eux... »

      « Ce sont les décideurs qui doivent écouter les citoyens, et non l’inverse. »

      « les programmes politiques étant quasi-inexistantes de part et d’autre ». Le seul programme actuel c’est : Votez pour moi, je m’occupe de tout.

      et pour finir :

      « on donnera un véritable statut juridique au opposants, les considérer comme des adversaires politiques et non des ennemis à abattre ou à emprisonner » : Exemple à suivre sur les forums.

      Même en n’étant pas d’accord sur tout, il y a toujours des points de convergence à valoriser.

      En espérant POUR MADAGASCAR que cela se termine BIEN et RAPIDEMENT.

      Amicalement.

      • Pour une fois, osons !
        18 août 2009 21:33, el che (#344) répond à Albatros (#234)

        Albatros,

        Je loue votre état d’esprit, et je suis comme vous persuadé que c’est en confrontant les idées sans dans le respect de chacun que nous avancerons,

        Amicalement.

  • Pour une fois, osons !
    17 août 2009 09:49, par hafatra (#1895)

    Ho an’ Atoa Randria,

    « Il est grand temps que les vrais dirigeants actuels de ce pays se réveillent. Le peuple ne veut pas et n’a jamais voulu se défaire d’une dictature, celle de Ravalomanana, pour être de nouveau sous la coupe d’une autre, celle de la communauté internationale. »

    Ny antsoinao hoe « vrais dirigeants » dia tsy misy , vahoaka miandry taritina no misy , vahoaka « entina » , vahoaka tsy manan-tsafidy tena-Izy fa voatery miaritra sy mankatoa ny tabataban’ireto antsoina hoe « mpanao politika malagasy », vahoaka fahanan-dalitra lava izao, fitahina sy ampanantenaina vary amin-dronono tondrahan-tantely.Ny zava-misy iainany anefa dia tsy miova mihatsara .Na iza na iza nitondra teo dia tsy nisy fiantraikany mivantana aminy izany.

    Ny fikambanana iraisam-pirenena dia tsy manao didy jadona , porofon’izany izao fiantsoana ny mpanao tabataba politika malagasy rehetra handray anjara amin’ny fihaonana izao.Rehefa tsy mahay mifandamina isika malagasy amin’ny raharaha tokan-tranontsika dia voatery ny hafa no manao izany ka mametraka ny fepetra ho an’ireto valala an-karona ireto .

  • Pour une fois, osons !
    18 août 2009 19:33, par Lekivy (#1953)

    Pour ce qui est d’oser, il est superflu de rappeler que TGV et ses partisans, dont l’auteur semble en faire partie, n’a cessé d’oser. Donc ce n’est ni la première ni la dernière fois qu’ils le feront, c’est sûr.

    * TGV a osé défier l’autorité de Ravalomanana, que beaucoup ne pouvaient même pas imaginer, tellement il s’était imposé auprès de ses partisans comme en face de ses adversaires, et c’est tout à l’honneur du jeune loup d’avoir réussi à ébranler l’édifice.
    * Mais TGV a aussi osé faire un coup d’État, comme il a osé orchestrer tous ces actes de déstabilisation, usant de tous les moyens possibles y compris les incendies, les émeutes, les répressions sanglantes par l’armée, etc.
    * TGV a en outre osé défier le peuple comme la communauté internationale en s’imposant comme le leader de la transition. Il s’est même payé le luxe de snober les bailleurs de fonds traditionnels, pensant que le seul soutien de la France et des saoudiens allaient suffire pour le faire triompher.
    * Et TGV et la HAT continuent d’oser, on n’en doute pas, mais jusqu’où tout cela ?

    Oser c’est une chose, mais oser pour réussir est une autre paire de manche. Et pour l’instant, nous attendons de voir venir.
    Autant ne pas oser plutôt que de se contredire soi-même par la suite, ou pire, de conduire le pays à la ruine.
    TGV n’at-il pas osé dire qu’il n’irait pas à MAPUTO ? Mais il y est allé quand-même (heureusement pour le pays).
    TGV n-a-til pas osé faire sortir les prisonniers politiques au moment fort de la crise mais il a fini par se raviser et a décidé de renvoyer certains d’où ils venaient.
    TGV n-a-t-il pas encouragé les sous-officiers et officiers de la CAPSAT à transgresser la sacro-sainte hiérarchie militaire pour des raisons politiques ? A voir ce qui se passe avec les bidasses en folie, les assises tenues à Ivato ne semblent avoir rien arrangé, au contraire !
    La liste sera longue sur tout ce que TGV et la HAT ont osé faire et feront encore.

    Mais il ne faut pas oublier une chose : le peuple (qui compte pour des cacahuètes aux yeux de la HAT pour l’instant) comme la communauté internationale nous observe et retiendront tout ce qui se passe actuellement.
    Le moment où il faudra passer à la caisse ne saura tarder, alors on verra si OSER paie toujours.
    A bon entendeur salut.

    • Pour une fois, osons !
      19 août 2009 15:25, Albatros (#234) répond à Lekivy (#1953)

      Il fallait « oser » le dire.
      Merci de l’avoir fait.

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