Au nom du mouvement « Miara Mizotra ho an’ny Tanindrazana » ou MMT, Beza Seramila, cadre du Tambatra et vice-président du Congrès de la transition (CT), a appelé ce mardi 12 juin au grand pardon pour résoudre la crise. Il avoue publiquement que depuis toujours, l’on accédait au pouvoir sur le dos des martyrs ou en provoquant des martyrs des luttes populaires, c’est selon. Et il a cité en exemple les événements sanglants de 1991, 2002 et dernièrement en 2009. Cela ne doit plus se reproduire, a-t-il martelé et c’est la raison pour laquelle le MMT ne ménage pas ses efforts pour la mise en œuvre de ce grand pardon qu’il souhaite dans les meilleurs délais. Le MMT compte pour ce faire sur la confédération des églises chrétiennes de Madagascar ou le FFKM qui entend initier l’œuvre de réconciliation pour le grand pardon, à commencer par les politiciens dans les régions. En effet, selon le MMT, à l’origine des conflits sanglants à Madagascar se trouve la conception fausse de la politique qui est réduite à la prise du pouvoir au lieu d’être une force de proposition pour améliorer la vie publique.
De l’avis du MMT, le grand pardon ne signifie pas encourager et prôner l’impunité ; mais le besoin de résoudre la crise l’impose de manière urgente. En tout cas, le MMT estime que les responsabilités sont partagées dans le cas par exemple des événements du 7 février 2009 ; aussi bien Andry Rajoelina que Marc Ravalomanana sont tous deux responsables de ces morts et blessés. Beza Seramila appelle ainsi à l’arrêt de toutes tentatives à faire des martyrs car il ne s’agit pas de propagation d’une foi et l’on évolue pas dans le domaine religieux mais dans le champ de la politique ; aussi ne faut-il pas se tromper de terrain de jeu.
Recueilli par Bill







