Jean Louis Rakotoamboa réclame la mise en place du Conseil économique et social dans un très bref délai. Conseiller au sein du CONECS, Jean Louis Rakotoamboa, également président national du Teza, constate que les conséquences de la crise mondiale sont inévitables. Il faut avoir à l’esprit que les ressources financières que le pays utilise proviennent à hauteur de 70 à 80% de l’extérieur, soit par les accords bilatéraux soit par les accords multilatéraux.
Tous nos partenaires dans les accords bilatéraux sont toutes en pleine crise actuellement. La priorité pour eux dorénavant est le redressement de leur économie, de leurs entreprises qu’ils doivent subventionner aussi, Madagascar ne peut plus compter que sur des miettes. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), qui sont des institutions internationales, n’ont même pas vu venir la crise. Ce qui signifie, pour Jean Louis Rakotoamboa, que ces institutions sont également en crise et limitent leurs initiatives et leurs aides.
En tout cas, dans ce contexte, les pays partenaires peuvent se passer de nos produits d’exportations, mettant alors nos entrepreneurs et nos opérateurs économiques dans des difficultés énormes. Or l’Etat n’a pas estimé bon de leur venir en aide. Aussi le CONECS réclame-t-il la mise en place rapide du Conseil économique et social pour servir de porte-parole, de structure d’écoute et de concertation et de force de proposition des opérateurs et entrepreneurs afin de redresser l’économie.
Recueilli par Valis




