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dimanche 11 décembre 2016
Antananarivo | 12h32
 

Société

Rapport National du Développement Humain

Pour l’égalité des genres en Afrique

mardi 18 octobre | Randria Maeva

Pour la commémoration de la Journée internationale de l’élimination de la pauvreté, le ministère de l’Economie et du Plan et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ont présenté hier 17 octobre 2016, au Carlton Anosy, le Rapport National de Développement Humain en Afrique ayant pour thème « Accélérer les progrès en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Afrique ».

La pauvreté touche près de 70% de la population à Madagascar et l’Indice de Développement Humain (IDH) du pays est de 0,510 en 2014 ; ce qui est très faible. Dans le monde entier, environ un milliard de personnes vivent dans la misère, souffrent de famine et de malnutrition.

Pour participer à l’éradication de la pauvreté en Afrique, ce rapport présente la situation sur le développement humain en général, en lien avec les différentes situations économiques, sociales et politiques. Mais il se focalise surtout sur les études sur le genre, un paramètre essentiel dans les actions de développement. Le rapport analyse ainsi les entraves, ne permettant pas aux femmes de participer activement dans le développement du pays. Il touche chaque facteur, l’économie politique, la société, et la culture. Il étudie les cadres et les structures, par exemple les lois, se présentant en tant qu’obstacles à l’autonomisation des femmes africaines.

Il propose ainsi un programme d’actions mettant en avant le genre dans les programmes de développement, appuyant les projets donnant de l’importance à l’égalité de genre, brisant les normes sociales et les préjugés, réajustant les cadres structurels, et valorisant la coopération entre les pays du Sud.

Ce rapport contribuera aux prises de mesures dans les programmes de développement à Madagascar ; la femme devrait être plus impliquée dans les prises de décision. Il tient aussi un rôle clé pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 qui fixe les Objectifs de développement durable. La rencontre d’hier a été aussi l’occasion de lancer le processus d’élaboration du 6ème Rapport National de Développement Humain axé sur le thème « Mobilisation de ressources internes et développement du capital humain ».

Rappelons que la journée internationale de l’élimination de la pauvreté est célébrée depuis 1987, une journée pour faire entendre la voix des plus démunis. Les chômeurs, ceux qui vivent dans la rue, les victimes de la faim, les mal logés, ceux qui n’ont pas accès au soin et à l’éducation ; tous sont concernés, non seulement ceux qui sont privés des biens matériels mais aussi les victimes de violences, les exclus de la société et ceux qui sont humiliés. Une des raisons de la prise en considération de la femme dans cette action. D’ailleurs, la journée Internationale pour l’Elimination de la pauvreté a pris comme thème cette année « De l’humiliation et l’exclusion à la participation : Eliminer la pauvreté sous toutes ses formes ».

Le ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme, le Mouvement ATD Quart Monde Madagascar et La Commune Urbaine d’Antananarivo, ont également célébré la Journée au Parvis de l’Hôtel de Ville.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 18 octobre à 10:43 | Titoy (#9616)

    Pourquoi ne pas utiliser les fonds du déploiement du réseau national Internet à très haut débit sans fil (article du 14/10) pour traiter les problèmes de pauvreté, de malnutrition, d’éducation, d’égalité ...
    Les priorités d’un pays 5éme plus pauvre du monde ne peuvent être les mêmes qu’un pays développé.

    • 18 octobre à 20:34 | kunto (#7668) répond à Titoy

      KUNTO ny PATRIOTE MALAGASY d’ANTANANARIVO :

      - Bien dis : malheureusement nos politiciens croient que nous avons les mêmes priorités que l ’Europe ou les USA , nous avons plus de 50 ans de retard Monsieur le Président nous voulons : Sakafo - Rano - Jiro sy Lalana .

    • 20 octobre à 10:19 | Stomato (#3476) répond à Titoy

      Et pourtant, depuis l’indépendance la politique a été celle de la grenouille...
      Vous savez, celle qui se voulait devenir plus grosse que le bœuf, pas du zébu parce qu’ils sont majoritairement faméliques.

      Mais les malagasy sont un peuple souverain, qui votent librement et quand ils ne sont pas contents de leurs zélus, ils appliquent la phrasiologie Isandrantesque...

  • 18 octobre à 12:20 | Albatros (#234)

    Randia Maeva !.

    Quand vous dites : « la femme devrait être plus impliquée dans les prises de décision. » !!!.

    Vous parlez de Mme Voahangy Rajaonarimampianina et de Mme Claudine Razaimamonjy ?.

    • 18 octobre à 20:32 | Marika (#9389) répond à Albatros

      Il y a encore deux plus grosses a ne pas négliger.

  • 20 octobre à 10:26 | Stomato (#3476)

    A Madagascar, peut-être plus qu’ailleurs, la femme est l’avenir du pays (cf : Louis Aragon) !

    Mais si l’égalité homme-femme set impossible (ne serait-ce que pour des raisons physiologiques) l’équité de traitement entre hommes et femmes doit être de plus en plus le combat de ce siècle.
    Le manque d’équité a la vie dure dans tous les pays sans aucune exception !
    Et je ne parle pas des diverses religions, sectes, agnosticisme ou athéisme.

  • 21 octobre à 17:49 | momoa (#8952)

    Hommes, femmes et enfants sont tous l’avenir du pays... En tout cas, merci pour ce rappel, les démunis sont partout et pas qu’à Madagascar. Maintenant, nous attendons des actions concrètes pour éradiquer la pauvreté dans notre Grande île.

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