À quelques jours des fêtes de la Nativité et du Nouvel An, l’Association des Maires de Madagascar (AMM) appelle à l’amnistie générale pour un apaisement politique et revendique le pardon national qu’elle considère comme une marque ou une étape essentielle vers la résolution de la crise. L’AMM réclame au moins la liberté provisoire de son président, Guy Maxime Ralaiseheno, qui croupit en prison pour avoir aux yeux du simple gens, voulu expliquer à l’Esplanade Analakely, le 20 novembre dernier, les raisons du refus de la tenue des élections communales et de maires durant la période des pluies. Parce que son appel au rassemblement sur cette place d’Analakely n’avait pas obtenu l’autorisation requise pour une manifestation sur la place publique et en dépit de la liberté d’expression clamée par les gouvernants, le président Guy Maxime Ralaiseheno avait été coffré par les forces de l’ordre avant même qu’il n’ait pu s’exprimer devant son public. Il a été par la suite condamné à deux mois de prison ferme.
La suite des événements avait cependant donné raison à Guy Maxime Ralaiseheno,, maire de la commune rurale d’Ankaraobato, car finalement, ces élections ont été reportées sine die. C’est pourquoi l’AMM demande à ce qu’on libère son président.
Toujours engagée dans la recherche de solution à la crise, l’AMM réclame la mise en œuvre d’un statut particulier ou spécial de la cité conformément à ce qui a été convenu lors de son dernier congrès national et l’application de la loi 93-005 sur la décentralisation effective. Enfin et non des moindres, elle suggère encore une fois qu’il serait plus judicieux de commencer les élections par celles des chefs fokontany, puis celles des maires, ensuite celles des chefs de région pour passer aux législatives, puis les sénatoriales et enfin pour couronner le tout, les présidentielles.
Recueilli par Valis







