Le co-président de l’Assemblée parlementaire ACP-UE, Louis Michel, a appelé au renfort des sanctions européennes vis-à-vis de Madagascar. C’était lors de la séance inaugurale de la 19e session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, ce lundi 30 mars 2010 à Ténériffe (Espagne).
Des sanctions renforcées à l’encontre de Madagascar doivent être prises par l’UE, selon Louis Michel. « Je voudrais transmettre une des préoccupations de l’Assemblée qui est la situation dramatique de Madagascar », a-t-il déclaré, interpellant le ministre espagnol des affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, qui participait à la séance inaugurale de l’Assemblée paritaire. « Le Conseil, poursuit-il, doit renforcer les sanctions européennes à l’encontre de ce pays et les aligner sur celles décidées par l’Union africaine ». Le ministre espagnol a pris l’engagement d’inscrire ce point à l’ordre du jour du prochain Conseil des affaires étrangères au mois d’avril.
Niger et Madagascar relégués au rang d’observateurs L’Assemblée paritaire, qui réunit deux fois par an 78 députés européens et 78 députés nationaux des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, a décidé de reléguer les délégations du Niger et de Madagascar au rang d’observateurs sans droits de vote vu l’absence d’ordre constitutionnel dans ces pays.
« Les élections sont devenues une source importante de conflit et de violence politique, a déploré Charles Milupi (Zambie), co-président ACP, alors même qu’elles ont pour finalité de départager des sensibilités politiques différentes et de garantir la paix et la stabilité ». Charles Milupi (Zambie) a ajouté qu’en tant que parlementaires, ils doivent s’opposer de manière totale à toute prise de pouvoir non démocratique, que ce soit par le biais de coups d’Etats ou de manipulations civiles des processus démocratiques. Charles Milupi a souligné l’implication directe de l’Union africaine, de la CEDEAO et de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) dans les crises politiques au Niger, en Guinée et à Madagascar.
Louis Michel a précisé que le Niger « fait des propositions positives qui vont dans la bonne direction » . La Guinée équatoriale, également en proie à des troubles politiques, n’a pas envoyé de délégués à la réunion de Ténériffe.
Recueilli par Valis




