FICHE DE PRESSE DE LA CEREMONIE DE REMISE DE LA PETITION 40.000 SIGNATURES PAR LES SYNDIQUES DE LA « CELLULE DE CRISE » (regroupant des membres des Syndicats des fonctionnaires et des enseignants).
FICHE PRESSE
Objet : Remise par des syndiqués de la Cellule de crise et par diverses organisations de citoyens, des résultats d’une pétition contenant 40.000 signatures attestées par huissier appelant le Professeur Raymond Ranjeva à diriger une véritable Transition.
1. Le Jeudi 13 septembre 2012, des membres des principales organisations syndicales ont remis au Professeur Raymond Ranjeva une pétition regroupant quelques 40 000 signatures attestées formellement par huissier qui font appel au Professeur Ranjeva l’invitant :
« à apporter sa compétence et son expérience en matière de règlement des différends politiques acquise au cours de ses mandats de juge international à la Haye pour maitriser la sortie de crise et permettre le retour à l’ordre constitutionnel et le rétablissement de l’Etat de droit »
35 000 signatures supplémentaires sont en cours d’acheminement.
2. Cette opération de collecte de signatures dans toute l’ile a été décidée par plusieurs organisations citoyennes qui , face à l’impasse politique et la crise qui perdure, ont voulu faire entendre leurs voix et celles de nombreux malgaches et proposant une autre alternative. Il s’agit d’une autre forme d’expression démocratique et représentative. En effet les signataires de la pétition sont pour la plupart de simples citoyens, urbains et ruraux, issus de différentes couches sociales et de différentes regions du pays.
3. Selon les responsables de la collecte , le choix du Professeur Raymond Ranjeva a été motivée par les 3 considérations suivantes :
sa qualité de « ray amandreny » au plan national (ancien recteur université) et au plan international (ancien juge à la Haye) reconnu pour sa compétence et son intégrité ;
Raymond Ranjeva a été le seul à avoir produit un programme de vraie transition (Vonjy aina) répondant aux problèmes vécus depuis 2009 et aux objectifs recherchés en vue de sortir de la crise et de mener, avec compétence et dans la stricte neutralité et sans parti pris, Madagascar vers de nouvelles élections transparentes et acceptées et vers une nouvelle République ;
Raymond Ranjeva n’a jamais cherché à s’emparer du pouvoir dans le trouble et par la violence. Il a fait une offre de service publique de conduire une nouvelle transition.
75000 signataires clairement identifiés représentent ainsi un soutien très important par rapport à quelques milliers d’anonymes rassemblées sur la place publique.
4. Rappel :
Pour Raymond Ranjeva , la crise actuelle et son enlisement résultent d’une accumulation de pratiques politiques et économiques qui ont sapé les fondements mêmes de l’Esprit de l’Etat. Les effets de cette crise sur les hommes et les femmes, les institutions, les entreprises laissent des séquelles qui, non seulement, s’aggravent jour après jour mais seront de plus en plus difficiles à guérir.
Il est donc temps d’y mettre un terme, et d’engager une véritable transition qui permette de fonder la République nouvelle sur des bases saines et transparentes. Une mauvaise sortie de crise et une transition qui manque de sérénité ne pourront que semer les germes de nouvelles crises dans le futur.
Une transition capable de mener vers une République nouvelle, , une transition reconnue par la communauté internationale et les bailleurs de fonds traditionnels
La refondation des bases du « vivre ensemble » entre les citoyens d’une part, mais également entre les citoyens et les dirigeants d’autre part, doit se faire en prenant en compte l’avis de tous les acteurs de la vie publique, y compris cette fameuse majorité silencieuse au nom de laquelle beaucoup se plaisent à parler. Ce constat ne permet donc pas de passer outre les notions de consensus et d’inclusion, mais également de neutralité. C’est sur ce triptyque que la transition doit se construire, pour aplanir les dissensions entre Malgaches et redonner à Madagascar la place qui lui est due dans le concert des Nations.
Cette construction nécessite :
l’établissement d’un bon diagnostic sur les maux qui ont mené le pays dans la tragique situation actuelle et d’un processus de guérison.
la définition des principes de base d’un projet de société qui soit respectueuse des droits du citoyen et de la valeur du dialogue,
la mise en œuvre de mesures d’urgence pour apaiser le climat de tension, réconcilier les Malgaches avec la politique au sens noble du terme, et relancer la machine économique.
La transition doit être capable de tirer profit des leçons du passé et du présent, de mettre en valeur le potentiel naturel et humain du pays, qui est resté durant cinquante années au stade de promesses et de le réaliser enfin.
Le principal défi qui se pose pour les Malgaches d’aujourd’hui est celui de notre responsabilité collective et individuelle envers les générations futures. La transition qui doit être mise en œuvre doit être une transition de bâtisseurs.
FIN DE CITATIONS