La Haute autorité de transition (HAT) adopte le « plan vigie Mada » pour prévenir l’arrivée ou la rentrée du président Marc Ravalomanana dans le pays. Bien que ce plan ait « pour objectif, de garantir une sécurité totale à la population à l’occasion de la fête nationale », comme l’a dit et veut le faire croire le Premier ministre de la HAT, Monja Roindefo ce lundi 15 juin lors de la conférence de presse tenue à Mahazoarivo, chacun y voit d’autres objectifs.
Cet « événement » ou ce « non-événement », c’est selon, qu’est le retour de Marc Ravalomanana se présente comme imminent si on devait accorder un intérêt à tout le remue-ménage et à la mobilisation dans les camps militaires et dans les structures de sécurité de la HAT. Des engins blindés et des canons anti-aériens sont disposés dans l’Ouest et dans le Sud du pays. Des agents de renseignement issus de divers organes spécifiques sont déployés et les habitants des localités côtières ou des régions isolées sont sollicités à fournir toutes informations qui leur paraissent suspectes. En même temps, des mouvements de troupes sont perceptibles, accompagnés des déplacements de garde-côtes vers les régions les plus ciblées pour une opération de débarquement armée de forces étrangères, soit à Fort-Dauphin, soit à Morondava, soit à Toliara.
Le chef du gouvernement de la Transition insiste sur le fait que ce plan « vigie Mada » n’a aucun lien avec la rumeur sur la possibilité d’envoi de mercenaire à Madagascar par Marc Ravalomanana. Toujours est-il que la réalité sur place semble toute autre. Les campagnes médiatiques de membres de la HAT, laissent à penser que le pays est sur le qui-vive. Le membre de la HAT, Sareraka, a donné une image du pays sur le pied de la guerre. Il a appelé tous les homme valides à s’apprêter à défendre le pays contre une invasion étrangère et à ne pas perdre de vue ces hommes de chez Magro qui arborent le drapeau américain et qui sont des « traîtres ».
En tout cas, certains médias écrits et radio, ont fait allusion à des recrutements de mercenaires, ou plus exactement de gardes rapprochés par Marc Ravalomanana. Il y serait question de quelque 4000 hommes dont les tâches seraient de protéger Ravalomanana et famille mais aussi de le rétablir dans ses fonctions. Ces médias sont même allés jusqu’à insinuer que certains parmi ces hommes seraient déjà dans le pays.
Quoi qu’il en soit, le Premier ministre de la HAT, Monja Roindefo, affirme que tout cela n’est que rumeur et n’existe pas. Rassurant ou non, il poursuit que « tout citoyen malgache a le droit de célébrer le 26 juin sur le territoire national. C’est le droit du citoyen malgache de célébrer la fête de l’indépendance à Madagascar ».





