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jeudi 8 décembre 2016
Antananarivo | 20h39
 

Education

Formations des enseignants

Perturbées pour non perception des indemnités

jeudi 8 septembre | Bill

Les enseignants FRAM et subventionnés de la Circonscription Scolaire (CISCO) de Vohipeno dans le Sud-Est envisagent sérieusement de manifester devant les locaux de la CISCO. Ils menacent de boycotter les formations qu’ils sont en train de suivre depuis plus de trois semaines. Il en est de même des enseignants de Nosy Varika et Mananjary qui sont en formation à Mananjary ; ils sont quelque 2100 maîtres FRAM à bénéficier de ces formations pédagogiques dispensées par le ministère à Mananjary. L’unique raison de ces menaces de manifestation et d’arrêter de bénéficier de ces formations pédagogiques est que le ministère de l’Education nationale par ses démembrements, leur a promis des indemnités pour la session de formations pour une durée de six (6) semaines. Ces indemnités de formation seront payées à partir de la troisième semaine ; mais ce délai est dépassé et la totalité des enseignants en formation ont épuisé leur « vatsy » ou provisions ; ils avouent qu’ils sont endettés. Ils viennent pour la plupart de localités très éloignées, à plusieurs dizaines de kilomètres du chef lieu du district de Mananjary où se déroulent les formations.

D’après les responsables ministériels et des Directions régionales de l’Education nationale, tout a été fait à leur niveau et que dans très peu de temps, ces indemnités de formation parviendront aux bénéficiaires. On conviendra qu’avec les ressources de ces maîtres FRAM et l’éloignement par rapport au lieu de formation, les revendications sont légitimes d’autant plus que parole a été donnée.

Le monde à l’envers

Le Directeur général de l’Education nationale, Dr Todisoa Andriamampandry, a déjà évoqué dans une de ces interventions dans les médias, le problème de ces indemnités ou allocations pour des formations. Si on a bien compris, il voulait dire qu’il n’est pas normal que ceux qui dispensent des formations et enseignements paient des apprenants pour qu’ils poursuivent leurs études et leurs formations. Habituellement et dans la logique des choses, ce sont ceux qui veulent acquérir des connaissances et savoir-faire qui déboursent pour ceux qui dispensent des cours.

Même si ce n’est pas pareil, l’octroi de bourse aux étudiants, à tous les étudiants des universités publiques reviennent ici à l’esprit. Pourquoi l’Etat doit-il payer des bourses à tous les étudiants des universités publiques au lieu de les allouer aux seuls qui le méritent ? Mais c’est le cas aussi dans la presse où ceux qui ont des informations à partager, à faire valoir au public déboursent le « felaka » ou les « enveloppes » aux journalistes. Et tout « le monde raisonnable » trouve ce genre de pratique normal. Associations, partis politiques, Ongs, hommes politiques, entreprises du secteur public que privé, voire des institutions de l’Etat distribuent des « enveloppes » aux journalistes pour véhiculer les informations au public, tout en sachant pertinemment que c’est la fonction première de la presse et du journaliste reporter ou d’investigation ou du reporter d’images d’informer et de communiquer. Les petites gens qui n’ont pas de quoi payer évitent la presse car ils savent de quoi il retourne. Quant aux patrons de presse, ils ferment les yeux pour ne pas voir naître des revendications salariales ou des syndicats de journalistes condamner les salaires minables accordés à leurs employés. En tout cas, beaucoup de journalistes préfèrent courir après les conférences de presse pour ces « enveloppes » mais aussi et non des moindres pour le « cocktail ».

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