Le président de la HAT a expliqué ce lundi 20 juin à la presse en marge de la cérémonie de remise des véhicules aux militaires à Fiadanana, qu’il n’est pas question d’annoncer un calendrier électoral avant que tout ne soit prêt. Il entend par cela que les préparatifs ne sont pas satisfaisants et qu’il faut disposer d’une liste électorale infaillible et une méthode conforme aux normes requises pour des élections véritablement démocratiques et transparentes pour éviter des critiques et contestations de la communauté internationale. « Quand tout sera prêt et au point, nous inviterons la communauté internationale à apprécier » disait-il. « Et nous déciderons de la date et du genre de scrutin à entreprendre en toute indépendance car seul le peuple souverain peut imposer ces élections et non personne d’autre » a-t-il signifié.
En fait, le président de la HAT admet qu’à l’heure actuelle, les ministres et parlementaires en déplacement dans les régions rapportent que la liste électorale comporte des erreurs et des lacunes qu’il faut corriger et combler. Il avoue également que les opérations de délivrance de cartes d’identité nationale doivent être poursuivies. Il n’est pas possible de fixer une date d’élection tant que tout cela n’est pas correctement sur les rails, et pour mener ces opérations à bon port, il faut concentrer tous les efforts sur la CENI, dit-il. Il appelle tout un chacun depuis les fokontany, en passant par les communes et jusqu’au responsables au niveau national à prêter main forte à la CENI. Implicitement, n’est-il pas en train de reconnaître que les opérations électorales de novembre dernier étaient truffées de fautes et d’erreurs ou du moins de lacunes ?
En tout cas, Andry Rajoelina veut profiter des vacances scolaires pour redresser les erreurs et les insuffisances dans l’élaboration de la liste électorale en suggérant d’utiliser les élèves en vacances comme des agents de recensements électoraux ou des opérateurs de saisie ou des vérificateurs. Il n’a pas révélé expressément les moyens pour parvenir rapidement à obtenir une liste électorale infaillible, car le président de la CENI avait tout récemment encore avoué qu’établir aujourd’hui une liste électorale à 100% lui est impossible, mais il a parlé de logiciel très performant. De quel logiciel s’agit-il et d’où ?
Ce point de presse aura également marqué une inflexion du discours du président de la HAT. Dans le schéma de sortie de crise, la question de la reconnaissance internationale semble passer au second plan par rapport à la tenue d’élections reconnues. « Personnellement, je n’attends plus trop cette reconnaissance internationale. L’important c’est d’arriver à la reconnaissance du peuple malgache et de résoudre la crise par le biais des élections » a déclaré Andry Rajoelina.
Recueilli par Valis




