Le stade de Mahamasina a accueilli ce vendredi 26 juin la première partie des festivités prévues pour la célébration des 49 ans d’indépendance de Madagascar. La seconde partie s’est déroulée au Palais d’Etat d’Iavoloha avec musiques, chants et festins, sans oublier le discours de l’hôte.
Le stade de Mahamasina était plein comme lors de cérémonies officielles du genre. Revue des troupes et défilés militaires avec saluts aux drapeaux comme à l’accoutumée. Hélicoptères et véhicules des divers corps d’armée.
La nouveauté est cette Force d’Intervention Spéciale ou FIS qui a arboré de nouveaux véhicules. Le FIS est placé sous la direction des commandants Charles et Lylison. Le département dont le FIS relève est gardé au secret, à l’instar des éléments qui le composent car ils étaient en cagoule.
Un important dispositif de sécurité dans les alentours et sur les hauteurs surplombant la tribune et le terrain du stade a toutefois sauté aux yeux. On notera dans ce cadre de la sécurité, que le véhicule du président de la Haute Autorité de Transition (HAT) lui-même était suréquipé et armé.
Encore des arrestations
Qu’est-ce à dire sinon que les dirigeants qui nous gouvernent sont très préoccupés pour leur sécurité ? Le climat qui prévaut dans la capitale et qu’ils cherchent à tout pris à apaiser, n’est pas encore serein. De sources non recoupées auprès des forces de l’ordre, on apprend qu’un explosif a éclaté dans un bac à ordure près du marché de Mahamasina. L’explosion s’est produite sans occasionner des dégâts ni faire des blessés car la fête s’est déjà terminé au stade vers 12-13 heures.
Pendant ce temps, les tenants du pouvoir de transition ont encore continué ce jeudi 25 juin en fin d’après midi à effectuer des arrestations. A la clôture des rassemblements quotidiens des partisans de Marc Ravalomanana de chez Magro, l’ex-député élu dans la circonscription de Fort Dauphin, Yves Aimé alias député Mémé, qui animait le meeting, a été arrêté avec deux de ses gardes du corps, par des éléments en cagoule à Ankorondrano. Dans la soirée du même jour, on apprend des informations livrées par la radio Fahazavana, que l’épouse du directeur de cette station radio, a été, elle aussi arrêtée par les forces de l’ordre. Selon les partisans de la mouvance Marc Ravalomanana et la radio Fahazavana, les forces de l’ordre voulaient arrêter le directeur de cette station mais celui-ci n’était pas à son domicile lors de la perquisition.
Ces arrestations n’ont pas du tout empêché ni intimidé les partisans de Marc Ravalomanana de fêter à leur manière le 26 juin sur la place habituelle, chez Magro ce vendredi 26 juin 2009. Il en est de même des partisans du Pr. Albert Zafy qui s’étaient retrouvés à la Villa Elisabeth.
Une partie de la population et des forces politiques de la capitale n’a donc pas rejoint Mahamasina pour célébrer la fête nationale avec les forces de l’ordre, avec l’armée malgache et avec la HAT. La communauté internationale « officielle » non plus n’y était pas. Les chaises réservées aux invités spéciaux dont les ambassadeurs accrédités à Madagascar ont été vides. Mais la présence de « vazaha », étrangers blancs et noirs, à la tribune a frappé l’opinion. Outre les assistants techniques militaires, généralement français, des proches du régime de transition indiquent la présence qu’il y a des « envoyés spéciaux » français à la tribune.





