Tout va au pire dans le meilleur des mondes.
Commençons simplement ainsi, simplifiant, résumant en une phrase l’atmosphère générale de la nation. Le non-dit ayant été une des principes fondamentales de nos mœurs, actuellement, entre définitivement, contextuellement, dans notre univers quotidien ; devenu une nouvelle forme de communication.
Le non-dit, silence d’une majorité muette complaisante… le non-dit, silence des chaînes radiophoniques et télévisés, frustration du zappeur avide d’informations…le non dit, silence de morts sur des évènements politiques prenant de jour en jour des envergures surréalistes.
Le non-dit qui laisse place au discours politique tergiversant entre des « monsieur », « monsieur le président », marque implicite d’une prise de parti inconsidérée. Le non-dit qui laisse place définitivement aux ragots et à l’intox qui prennent en otage l’opinion du simple citoyen.
En parlant de rumeur, le bruit court sur la corruption d’agents de presse. A constater et à analyser les informations diffusées et le contenu textuel des reportages ; et cela sans compter, surtout, ce que l’on ne voit pas et de ce que l’entend pas, on ne peut tomber que sur cette déduction. Car le simple citoyen urbain, aujourd’hui zappeur par nature, a cessé d’être dupe. S’il a son opinion sur la crise actuelle, peu importe le parti qu’il prend, il est conscient du nouvel enjeu que représente la force médiatique.
Alors, messieurs de la presse, où avez-vous rangé votre objectivité journalistique ? Votre professionnalisme ? En avez-vous jamais eu d’ailleurs ? Et vous étonnez-vous que dans les devoirs académiques, les enseignants préfèrent toujours les textes de la presse étrangère aux vôtres ?
Le temps n’est pas à la remise en question, il est à l’action. Prenez vos responsabilités. Si vous avez peur, vous n’avez pas la vocation : le journalisme est un métier d’engagement et de risque. Mettez en pratique les théories que vous avez criées dans vos réunions de revendications.
Dites-nous, montrez-nous les choses telles qu’elles sont non comme vous les voyez ou comme on vous dit ou le paie de le faire. C’est là votre mission, comme guérir est celle du médecin ou enseigner celle du maître d’école. Et quiconque ne fait pas bien sa tâche ne doit se plaindre qu’on lui crache à la face.
A. Yoda
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