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Organiser les CAN pour se qualifier

mercredi 22 octobre 2008 | Rata

L’accueil par Madagascar du sommet de l’Union Africaine (2009) et celui de la Francophonie (2010) fait pâlir d’envie le milieu sportif malgache. Une grande partie de celui-ci rêve de vivre au rythme d’une manifestation d’envergure internationale, du genre des Jeux de la Francophonie en 1997. « Est-ce qu’il n’est pas préférable et également plus avantageux pour la Nation d’héberger un évènement sportif », s’interroge un jeune sportif. Selon ses dires, Madagascar manque cruellement d’infrastructures sportives et l’Etat n’en construit qu’en pareille circonstance. Le Palais des Sports de Mahamasina, la piste en tartan d’Alarobia et le bassin Olympique d’Ampefiloha en témoignent. Mieux, en dehors des infrastructures, des logements dont une partie de la population en bénéficie furent érigés, à l’instar du « Village des Jeux de la Francophonie » à Ankorondrano. « Ce ne sera pas le cas des 54 villas présidentiels et de l’hôtel 5 étoiles destinés pour accueillir les hauts dignitaires de ces sommets », renchérit un autre sportif qui loue tout de même l’initiative de l’Etat malgache en organisant ces réunions internationales.

Les autres villes en tireront profit

Des arguments plus que valables pour convaincre nos dirigeants politiques à se pencher maintenant à l’organisation d’un évènement sportif, du moins continental. Une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de Football s’avère intéressante et bénéfique pour le pays. La première retombée est la qualification d’office de la sélection hôte. Une qualification dont on est en quête depuis 40 ans. Les autres villes du pays tireront également profit d’une telle organisation dans la mesure où, contrairement aux Jeux des Iles et aux Jeux de la Francophonie, la Coupe d’Afrique de football se déroule en général dans trois villes différentes. Des nouveaux stades aux normes internationales en dehors de la capitale, c’est la concrétisation du rêve des innombrables sportifs. Et ce sans omettre l’intérêt des médias nationaux et internationaux ainsi que les millions de téléspectateurs à suivre la compétition pendant une bonne quinzaine de jours. Le sommet de l’U.A ou de la Francophonie n’aura certainement pas un tel traitement ou engouement.

Vouloir c’est pour pouvoir

Interrogé sur ce point, Ahmad, le Président actuel de la Fédération Malagasy de football, répond que « c’est une question de volonté de l’association Nationale et surtout de l’Etat ». En effet, selon lui, « la Confédération Africaine n’octroie à un pays l’organisation d’une phase finale du trophée continental que sous certaines conditions, dont l’engagement des autorités politiques locales. » À part le sport-Roi, d’autres disciplines populaires pourraient aussi focaliser l’attention et faire connaître un pays. On peut citer en exemple le sport mécanique, surtout les rallyes automobiles. Le rallye Bandana et le Safari ont respectivement contribué à l’amélioration de l’image de la Côte d’Ivoire et du Kenya. Madagascar, avec ses pistes et la discipline légendaire des spectateurs, possède des sérieux atouts pour supplanter les autres pays du continent. Mais toute est encore question de volonté. « Vouloir c’est pouvoir », la ténacité avec laquelle le Président Ravalomanana Marc a manifesté afin d’obtenir la réunion au sommet de la Francophonie conforte parfaitement cette citation.

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