Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès de la transition et chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, fait comprendre ce jeudi 26 janvier à son arrivée à Ivato, que conformément à ce qui a été dit à Pretoria, et tout en admettant que Marius Fransman a déploré le ridicule des parties malgaches, Marc Ravalomanana peut rentrer sans conditions dans le pays du moment que l’on respecte et que l’on applique l’article 16 de la feuille de route portant sur la cessation des poursuites judiciaires engagées contre les membres de l’opposition.
Il n’est même pas besoin d’attendre l’amnistie, a-t-il expliqué, car les voies de recours contre les verdicts prononcés contre Marc Ravalomanana sont encore toutes ouvertes. Il a refusé de donner une date pour ce retour mais il a noté que cela peut se produire avant le 29 février. De toutes les façons, avance Mamy Rakotoarivelo, « la position de la Troïka a été claire à Pretoria ; c’est l’option politique qui prime sur l’aspect juridique de l’affaire et une loi d’amnistie ne doit pas viser une personnalité mais doit être impersonnelle et de portée générale ».
D’après Mamy Rakotoarivelo, la mouvance Ravalomanana va reprendre du service dans les institutions où elle a suspendu sa participation ; elle va travailler pour l’effectivité de la libération des détenus politiques, jusqu’à l’effectivité de ce retour de l’ancien président et des autres mesures d’apaisement telles la réouverture des médias fermés dans le cadre de la crise.
Recueilli par Valis





