Après avoir rencontré Andry Rajoelina, Marius Fransman s’est rendu au palais de Mahazoarivo pour rencontrer le Premier ministre Omer Beriziky. Ce dernier s’est ensuite adressé à la presse pour, en quelque sorte, défendre son bilan de mise en œuvre de la feuille de route.
Le Premier ministre de consensus a justifié le retard dans l’adoption de la loi d’amnistie par les différences d’opinion sur le sujet. Il s’est déclaré convaincu que l’appui technique et politique de la SADC permettrait de régler cet obstacle au cours de la présente semaine. « Madagascar est prêt à recevoir toute aide de la SADC dans l’élaboration de ce texte, à condition que les suggestions soient compatibles avec les lois malgaches » a-t-il ajouté, tout en notant que la SADC avait pour sa part souligné que la loi d’amnistie devait être conforme à l’esprit de la feuille de route.
Omer Beriziky a déclaré que les échanges qu’il avait eu avec la délégation de la SADC portaient sur l’évaluation de la situation d’ensemble à Madagascar ; il a précisé que le cas de Marc Ravalomanana n’avait pas fait l’objet de discussions particulières.
Interrogé sur la possibilité de tenir les élections cette année, le chef de gouvernement a répondu qu’il n’y avait aucune garantie sur ce point. Toutefois, la nomination des membres de la CENI-T devrait selon lui leur permettre d’arrêter très bientôt le calendrier électoral.







