Les forces de l’ordre se sont encore une fois de plus trouvées dans une situation embarrassante ce lundi 30 mars 2009 sur la Place 13 mai. Comme à leur habitude depuis huit jours, les partisans de la « légalité » tentent de passer par la Place 13 mai, à chaque fois que leur manifestation sur la Place de la démocratie au jardin d’Ambohijatovo s’achève. Ce lundi 30 mars 2009, des partisans de la transition, venus en masse, les ont attendu de pied ferme sur la Place du 13 mai voire jusqu’au niveau du restaurant Le Glacier.
Les partisans de la transition sont plus nombreux que d’habitude pour interdire l’accès à la Place 13 mai. Dès la matinée, des banderoles y ont été déjà installées, des banderoles qualifiant le parti TIM d’être partisans du diable. A partir de midi, la Place 13 mai a été envahie par les partisans de la transition pour défendre le lieu sans que les forces de l’ordre n’aient bougé le petit doigt. Ces partisans de la transition sont-ils des manifestants privilégiés ? Ce lundi 30 mars, ils ont assailli les pro-Ravalomanana jusqu’à Andohan’Analakely comme pour aider les forces de l’ordre à éparpiller leurs « adversaires » ou à les empêcher de descendre à Analakely.
Vers 14 heures, les marchands d’Analakely commencent à plier bagages. Les commerçants des pavillons font de même. La manifestation sur la Place de la démocratie à Ambohijatovo prend fin, et les partisans de la transition se préparent à accueillir les partisans de la « légalité » à Analakely. Un groupe de partisans de la « légalité » observe ce qui se passe sur la Place 13 mai, depuis Ambohijatovo. De leur côté, les partisans de la transition installent leur système de défense devant la banque BNI Analakely.
Forces de l’ordre
Un affrontement entre les deux camps est-il évitable ? Car les manifestants pro-Ravalomanana doivent tout de même rentrer en passant tout au moins par Ambohidahy ou par le Lycée Rabearivelo ou par Ambatomena pour ceux qui habitent Ambohimanarina, Behoririka, Ankazomanga, Isotry.
Pendant ce temps, les forces de l’ordre, composées en majorité des éléments de la gendarmerie, sont déjà stationnées à Analakely devant l’hôtel de France. Les militaires du RM1 à Andohan’Analakely se préparent aussi à d’éventuelles interventions. Ces forces de l’ordre doivent faire un choix difficile.
Il ne s’agit pas d’une guerre de gang ni de guerre de quartier, mais d’un face-à-face entre deux groupes d’opinions politiques différentes. Si les forces de l’ordre doivent s’interposer, elles doivent faire usage de leurs armes. Un choix qui a déjà souillé leur honneur samedi dernier. Les éléments des forces de l’ordre sont largement inférieurs en nombre par rapport aux deux groupes belligérants. Les bombes lacrymogènes n’ont plus d’effet sur la foule. Il ne reste plus qu’à faire usage de l’arme à feu. Mais cela a fait plusieurs blessés samedi dernier, alors que les forces de l’ordre n’auraient, selon les responsables, procédé qu’à des tirs en l’air après les bombes lacrymogènes.





