Parce que les participants à la réunion du 15 juin des enseignants chercheurs du SECES, section Antsiranana, ont constaté que l’État n’a pas respecté ce qui a été convenu ni la parole donnée, le SECES Antsiranana exige la réalisation dans leur intégralité des décrets 1214, 1215 et 1216, ayant trait au « basculement des grilles indiciaires », le payement de ce qui restait des « indemnités de recherche » et le début de payement des « indemnités de logement ».
Les enseignants du SECES d’Antsiranana transigent ainsi en évoquant les décisions du Conseil national du 26 mars dernier qui s’est tenu à Antananarivo.
Les membres SECES de la section Antsiranana ont décidé de cesser toutes activités pédagogiques lors de leur réunion de ce vendredi 15 juin. Ils ne reprendront pas leur service tant que l’État ne réalisera pas ses promesses et ne concrétisera pas ses engagements. A ce jour, seuls les enseignants auraient tenu parole, si l’on en croit le communiqué du SECES section Antsiranana signé par son président Frédéric Rakotomalala, qui note que tous les résultats des examens dans tous les départements de l’Université d’Antsiranana ont été publiés.
Concrètement, les membres du SECES menacent le déroulement des examens du baccalauréat que seuls des enseignants des universités peuvent présider ; mais il n’est pas certain que cela se produise vraiment, sachant que tous les enseignants ne sont pas membres du SECES. Quoi qu’il en soit, le SECES Antsiranana persiste et signe qu’il ne reprendra pas les activités pédagogiques et ne sera pas responsable d’une future année blanche car c’est l’État qui a failli à ses responsabilités et engagements.
Recueilli par Bill







