Après la présidence de la Transition et la Primature, ce fut au tour de la présidence du Conseil supérieur de la Transition (CST) d’accueillir, en son siège à Anosikely, le Représentant résident de la Délégation de la l’Union européenne (UE). La visite de Léonidas Tezapsidis, ambassadeur de l’UE est importante déclare ce jeudi 2 février à l’issue de la rencontre, le général Dolin Rasolosoa ; elle s’inscrit dans le cadre de l’expression d’une reconnaissance progressive et de l’accompagnement de la communauté internationale (CI) à notre égard. Dans une atmosphère politique dominée après la réunion de Pretoria et l’échec de la réunion au sommet de l’Union africaine (UA), par un certain nationalisme béat et un esprit de rejet de la CI, le président du CST a cru bon d’expliquer à la presse que la transition et le processus de sortie de crise dans la consensualité, ont besoin de l’appui de l’UE dans beaucoup de domaines. « Nous sommes prêts à étudier les suggestions de la part de l’UE si ces dernières s’inscrivent dans le cadre de l’intérêt supérieur de la nation et cela dans la préservation de la souveraineté nationale » dit-il, tout en appelant les politiciens à cesser de faire entorse à la feuille de route, car à son avis, sa mise en œuvre est primordiale.
En effet, comme dans les visites de courtoisie effectuées auprès des personnalités chefs d’institution de la Transition, l’ambassadeur de l’UE a réitéré les propos suivants : « Le plus important, c’est la mise en œuvre de la feuille de route afin d’aboutir à des élections neutres, libres et transparentes dans le but de ramener le pays à l’ordre constitutionnel. C’est un processus qui doit se faire à Madagascar et non ailleurs. Des institutions sont déjà là, cependant, il est primordial de mettre en place au plus vite possible les deux autres institutions de la transition, à savoir la CENI pour les élections, et le CFM (comité pour la réconciliation) pour l’instauration d’un climat d’apaisement dans le but de renforcer la confiance entre les acteurs politiques ».
L’ambassadeur européen fait comprendre que dans ce processus, tant que la CENI n’est pas en place, et tant que les Nations unies n’auront pas évalué avec elle les besoins électoraux, l’UE ne peut concrétiser son appui. Il précise que ces consultations des Nations unies sont également importantes car c’est sur la base de ses résultats que la CENI peut dresser le calendrier électoral.
Recueilli par Bill




