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vendredi 9 décembre 2016
Antananarivo | 16h22
 

Société

Association des taxis

« Non à la privatisation envisagée par la CUA »

mercredi 9 novembre | Bill

Les chauffeurs de taxi qui exercent dans la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) haussent le ton. Craignant depuis quelques mois pour l’avenir de leur profession, les quelques 7000 chauffeurs ou chauffeurs/propriétaires de taxi recensés se sont organisés et ont élu les membres de bureau de leur association. Aussitôt en place, Mme Clémence R, la présidente de l’association, s’insurge contre le projet de la CUA de confier à une société privée certains services techniques afférents aux véhicules de transport dans la ville telle la contre-visite des taxis. Un délai de quatre (4) mois à partir du mois de novembre est imparti aux taxis pour ce faire. L’association des taxis ne comprend pas non plus cette idée qui se répand qui est de vouloir à tout prix rénover le parc entier des taxis. D’après les taximen, la CUA veut interdire la circulation des taxis de marque 2CV qui est d’une autre époque ou des Renault 4L et d’obliger les propriétaires à acheter des véhicules modernes type ATOS, semble-t-il.

Mme la présidente de l’association des taxis d’Antananarivo ville explique qu’il n’y a pas de raison d’obliger les taxis à la contre visite d’autant qu’ils ne sont pas criminels et n’ont pas la réputation des taxi-be qui sont trop souvent les auteurs d’accident grave et mortel. Et ce, bien qu’elle ne l’ait pas dit, que monter dans un taxi dans lequel le réservoir de fortune placé devant, au niveau de la jambe du chauffeur et branché directement au moteur ne rassure guère le passager.

Par ailleurs poursuit la présidente de l’association, les chauffeurs de taxi aimeraient bien conduire de belles voitures neuves mais avec le peu qu’ils gagnent par jour, 10.000 à 15.000 ariary, ils ne sont pas en mesure d’acheter un ATOS de 10 millions ou 12 millions d’ariary. « Le projet de la CUA est totalement irréaliste car c’est pratiquement inaccessible vu la pauvreté des ménages des chauffeurs », déclare avec vigueur Mme Clémence.

La CUA en tout cas entend poursuivre l’assainissement de la ville. Elle est sur plusieurs chantiers : marchands ambulants, marchands de rue, parking, état technique des taxi-be et maintenant des taxis. Ces initiatives d’assainissement sont diversement appréciées par les catégories ciblées et par la population en général. En matière d’infrastructure de développement dans le cadre de l’usage du Fonds local de développement (FDL), la CUA a déjà fait établir et fait collecter les projets des arrondissements.

6 commentaires

Vos commentaires

  • 9 novembre à 15:32 | rakoto-neutre (#8588)

    C’est ça l’assainissement, il faut être riche pour bien être propre

    • 9 novembre à 20:43 | Sorobila (#9239) répond à rakoto-neutre

      Bonsoir,
      L’assainissement n’est pas le monopole ni le propre des riches.! Tout ètre humain se doit d’ètre propre.
      Ces mesures préconisées par la CUA tendront aussi à améliorer l’image de la capitale en passant par l’instauration de la sécurité (obligation des controles techniques et de remise en état d’origine des véhicules ... etc), mais encore l’hygiène en évitant que les passagers respirent le gaz d’échappement qui envahit la cabine pendant le trajet.

    • 9 novembre à 23:45 | Bena (#494) répond à rakoto-neutre

      la politique, toujours la politique. quand on veut assainir, il faut innover. la dame en question n’est pas une inconnue. est-elle du métier au moins. est-ce qu’elle sait qu’il y a des taxis sans lumière, sans réservoir, ou des pneus aussi lisses qu’une peau de banane. on attend des accidents avant de réagir ?

  • 9 novembre à 16:55 | Rafra (#9713)

    on ne veut pas être propre qu’ on soit riche ou pas, est ce que cette presidente connaît ces taxis dont les portieres ne s’ouvrent/ne se ferment plus, le moteur envoie tout le gaz d’échappement dans la cabine, les roues ne tiennent plus qu’à 2 écrous sur 3(R4 et 2CV), et que les passagers à l’intérieur ont l’impression de danser tant les roues ne tournent plus rond mais en ovale !

  • 10 novembre à 10:08 | sarah (#4600)

    je ne comprends pas cette habitude de toujours dire NON à chaque proposition d’amélioration. C’est vrai que nous sommes pauvres mais cela ne signifie pas que l’on doit prendre des taxis très sales, avec injection directe d’essence (c’est une bombe ambulante), des chauffeurs qui ne veulent pas aller dans la direction que vous voulez prendre surtout aux heures de pointe. On se demande d’ailleurs pourquoi il est là s’il ne veut pas « partir ». Leur participation dans l’embouteillage n’est pas négligeable, il y a toujours des taxis qui tombent en panne en plein milieu de la route.
    Enfin, pourquoi est-ce qu’ils arrivent à investir en taxis « potables » à Toliara et Diégo, mais pas à Tanà ?

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