Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne chef de la diplomatie sud-africaine (1999 à 2009) et ministre des Affaires intérieures sud-africaine, a été élue ce dimanche 15 juillet à la tête de la Commission de l’Union Africaine face à M. Jean Ping. C’est la première femme à être président de la Commission de l’UA. Mais c’est aussi le premier président de la Commission de l’UA qui soit issu d’un pays d’Afrique anglophone. Docteur en médecine, Nkosazana Dlamini-Zuma a été une combattante de l’apartheid au sein de l’ANC, avant d’avoir été diplomate ou fonctionnaire.
Agée de 63 ans, la nouvelle présidente de la Commission de l’UA promet que le continent ne sera pas « bipolarisé » et que des réformes seront développées au sein de l’institution.
Le président sortant Jean Ping qui a reconnu sa défaite s’est déclaré prêt à coopérer avec la nouvelle patronne de l’organisation. Dlamini Zuma promet de rendre la commission plus efficace et plus opérationnelle dans le règlement des conflits sur le continent. Des observateurs présents à la réunion indiquent que plusieurs dossiers brulants attendent la nouvelle présidente de la Commission de l’UA.
On parle entre autres du dossier malien, de la tension entre la République Démocratique du Congo et son voisin le Rwanda mais aussi de l’épineux problème entre le Soudan et son voisin du sud...
Dlamini Zuma décroche le poste de président de la Commission de l’UA à l’issue d’une bataille sans précédent. Elle a poussé vers la sortie le précédent président de la Commission, Jean Ping, 69 ans, qui était candidat à sa succession, après six mois de lutte en coulisses et quatre nouveaux tours de scrutins dimanche 15 juillet à Addis Abeba. Elle a arraché les voix de 37 délégations, soit trois de plus que la majorité requise des deux-tiers, après avoir devancé Jean Ping lors des trois précédents tours.
« Il n’y a pas eu de perdant ni de gagnant. C’est l’Afrique toute entière qui a gagné », a insisté le président béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’UA pour un an. En réponse aux inquiétudes des uns et des autres, Dlamini Zuma a déclaré : « L’Afrique du Sud ne va pas déménager à Addis-Abeba pour venir diriger l’Union africaine », rassurant ainsi l’opinion francophone.
Recueilli par Bill








