La section Toamasina du Cercle de Réflexion « BEMIRAY » (CRB), après celle d’Antsiranana, est née ce 5 septembre. Lors de sa première apparition en public, la section CRB Toamasina insiste sur l’intérêt supérieur de la nation. Cet intérêt supérieur de la nation doit primer sur toute ambition personnelle ou partisan, d’après son président fondateur, Lucien Randrianaly, qui s’adressait alors à tous les membres et à l’assistance.
Dans le contexte qui prévaut, le CRB regrette que la mise en œuvre d’une transition consensuelle et inclusive est plus que jamais compromise. Lucien Auriol Randrianaly a déclaré lors de la conférence de presse que la chance de trouver une solution de sortie de crise négociée parait désormais minime. Pire, a-t-il dit, on assiste actuellement dans la capitale malgache Antananarivo à une surenchère politique à travers des manifestations populaires entre deux tendances (Ambohitsorohitra et Hôtel Carlton), rappelant ce qui se passait avant 17 mars 2009 dans la même ville.
Le CRB déplore que la mouvance Andry Nirina Rajoelina ait fait appel à un groupe d’économistes pour démontrer que la coopération avec la Communauté Internationale n’est pas une nécessité impérative pour le développement. Le ministre des Finances et de Budget de la transition a déclaré lors d’une conférence de presse que Madagascar peut « survivre » même sans les bailleurs de fonds, parce que l’Etat peut faire face au paiement de salaire de ses fonctionnaires et à son fonctionnement jusqu’en 2010. Le Président de la HAT a réuni ses partisans et les représentants des 22 régions pour légitimer ce qu’il estime être l’ultime voie de sortie de crise.
En outre, les trois mouvances Zafy Albert, Ratsiraka Didier, Ravalomanana Marc convaincus que l’absence d’aides extérieurs et d’appui des bailleurs de fonds traditionnels et la suspension possible, voire la rupture des accords de partenariat multilatéraux compromettent de facto toute perspective de développement et risquent d’entraîner la suppression de plusieurs milliers d’emplois, ont suggéré de donner les trois postes clés objets de discorde aux militaires.
Le CRB de Toamasina rappelle que l’intérêt supérieur de la Nation doit passer avant toute ambition personnelle ou de groupe. Il attire l’attention des décideurs qu’un mauvais choix de la décision peut entraîner des conséquences incalculables pour la Nation toute entière. Il lance ainsi un appel solennel à tous les décideurs de toutes les mouvances d’observer la sérénité et de faire preuve de patriotisme et de tolérance réciproque pour trouver la meilleure solution afin de sortir Madagascar de la crise grave qu’il traverse actuellement.
Que l’on ne prenne pas en otage une population éprise de justice et de progrès, conclut le CRB Toamasina.
Recueilli par Valis




