Pour défendre sa cause, Monja Roindefo a décidé, conformément aux conseils de Gabriel Rabearimanana, secrétaire général du Monima, de porter son affaire devant le Conseil d’État. Monja Roindefo a été lâché par son équipe ce samedi 10 octobre. Celle-ci a fait allégeance au président de la Haute autorité de transition (HAT) et a déclaré ne plus obéir qu’au seul président de la HAT, dorénavant selon le communiqué lu au Carlton le 6 octobre par le GIC, président de la Transition en attendant la composition du gouvernement de “consensus” de Eugène Mangalaza.
Evoquant l’Etat de droit présumé prévaloir, Monja Roindefo a donc ignoré le décret de nomination du nouveau “Premier ministre de consensus” qui abroge celui qui l’a nommé et s’en remet aux juges du Conseil d’État qui devraient donner leur avis sur ces actes que certains qualifient d’actes de gouvernement mais que d’autres par contre estiment autrement.
Monja Roindefo en tout cas affirme qu’aucun de ses ministres n’a déposé de démission auprès de lui. Par ailleurs, ajoute-t-il, tout en confirmant ce que Gabriel Rabearimanana a auparavant développé, les propositions faites au Carlton n’ont pas encore été avalisées ni signées et jusqu’à présent Marc Ravalomanana refuse de signer ; pourquoi dès lors désigner Mangalaza comme Premier ministre. N’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?
Recueilli par Valis







