
Les partenaires techniques et financiers qui ont répondu à cette invitation ont été certes nombreux mais sans leur patron.
Persuadé que la communauté internationale ne peut qu’être attentive au sort du peuple, Monja Roindefo a présenté aux partenaires techniques et financiers ce mardi 31 mars la politique poursuivie par le gouvernement de Transition qu’il dirige. Il ne s’agit pas de détruire les réalisations et encore moins de faire table rase des acquis mais de mettre un terme à la gabegie, au monopole et à la dictature, a signifié le chef du gouvernement, Monja Roindefo.
Pour mettre en confiance les partenaires de Madagascar, Monja Roindefo a insisté sur le partenariat dans l’œuvre commune d’extraire le pays de la situation de pauvreté dans laquelle il se trouve ; une œuvre de longue haleine et ardue et pour laquelle il faut faire appel à tous les acteurs, les faire participer et non les exclure. C’est pourquoi le pouvoir a mis sur les rails les Assises nationales, non seulement réservées aux société politiques de la capitale mais aux sociétés civiles de toutes les parties de l’île, a-t-il déclaré.
Afin de tenter d’apaiser les inquiétudes, Monja Roindefo a apporté les garanties en présentant et en hiérarchisant les priorités. Il a par exemple indiqué que la primauté sera accordée à l’approvisionnement en médicaments des établissements hospitaliers au lieu d’engager des dépenses peu urgentes, voire inutiles au développement. Il n’a pas oublié d’évoquer la méthode de Haute intensité de main d’œuvre (HIMO) qui devrait être intégrée dans un cadre permettant une processus de développement en vue de la lutte contre la pauvreté et non comme des opérations ponctuelles au gré des politiques politiciennes.
Parmi les priorités des priorités retenues, la recherche de la participation de toutes les forces vives (Ong, société civile et partis politiques) pour consolider l’unité et la solidarité nationale. Le Premier ministre a confirmé l’engagement des autorités de transition pour la continuité de l’Etat, sans remettre en cause les projets déjà en cours de réalisation avec les partenaires internationaux.
Le plus important, a relevé le Premier Ministre, est de révéler aux partenaires internationaux les réelles intentions des autorités ainsi que leur volonté de redresser le pays avec leur soutien sur tous les plans. Mais l’exercice du Premier ministre Monja Roindefo est délicat et difficile car les partenaires semblent apparemment complices de ces maux dont souffre le pays depuis toujours car ils ont collaboré avec le régime précédent sans réagir comme il se doit, sauf en de rares occasions ou devant des situations flagrantes.
Les partenaires techniques et financiers qui ont répondu à cette invitation du Premier ministre Monja Roindefo ont été certes nombreux mais sans leurs patrons ; ils n’étaient que des représentants sans pouvoir des chancelleries ou des organismes de développement. On citera : le système des Nations unies, l’Indonésie, le Japon, la République sud-africaine, l’Egypte, la France, l’Union européenne, la Norvège, l’Allemagne, la Russie.





