Se prévalant de son statut de « raiamandreny » titulaire de la « grand croix de l’Ordre National » depuis le mois d’avril 2009, mais dont la cérémonie de remise de décoration n’a toujours pas eu lieu faute d’accord semble-t-il du président de la Haute autorité de transition (HAT), l’ancien Premier ministre (PM) insurrectionnel devenu par la suite PM de la HAT, interpelle la Haute cour constitutionnelle. Il a invité la presse à son domicile à Antsakaviro pour lui faire part de ses inquiétudes quant au flou institutionnel qui prévaut aujourd’hui dans le pays. L’homme en effet a déjà rendu public ses intentions de se porter candidat aux élections présidentielles pour la 4e République.
Ainsi ce mercredi 23 décembre 2009, il a déploré le mutisme de la HCC car on ne sait plus exactement quelles sont les institutions qui régissent le pays. Il faut reconnaître que ses inquiétudes sont partagées par nombre d’observateurs et hommes politiques de l’« opposition ». Monja Roindefo dont le parti a dénoncé les dérives dictatoriales du président de la HAT, souhaite un recadrage ou une réactualisation du cadre constitutionnel dans lequel le pays évolue. Il demande à la HCC si la Médiature existe encore et fonctionne. Dans l’affirmative, il suggère que cette institution convoque la Conférence nationale et redémarre le processus dans une démarche inclusive et consensuelle en partenariat ou en collaboration avec la communauté internationale.
A propos de cette communauté internationale, il n’a pu s’empêcher de regretter qu’elle ait, à son avis, négligé et méconnu les aspirations profondes du pays au changement. Monja Roindefo soulève par ailleurs un point de droit dans lequel il accuse la communauté internationale d’avoir commis une erreur d’approche systémique. Un gouvernement, dit-il n’est pas et ne peut être une assemblée comme le souhaite la communauté internationale.
Recueilli par Ben





