Grève à la Douane, grève chez les personnels paramédicaux, grève chez les employés de l’Office national de nutrition (ONN), grève aussi auparavant, à la CNAPS, à la Banque centrale ; c’est l’ambiance qui prévaut depuis quelque mois. Le chef du gouvernement de la Haute autorité de transition (HAT), Monja Roindefo estime que c’est la manifestation de l’expression démocratique qui n’a pu voir le jour sous le précédent régime. Comme solution aux problèmes évoqués par les grévistes, Monja Roindefo propose le dialogue, l’écoute et les discussions.
A l’endroit des fonctionnaires, il promet dans les prochains jours, une assise nationale de la fonction publique pour régler tous les problèmes relatifs aux fonctionnaires. En réaction, des fonctionnaires répondent qu’il y a divers corps de fonctionnaires qu’il faut prendre en compte car ils savent que les fonctionnaires du ministère des Finances, de la Douane, ou de la Primature bénéficient de privilèges auxquels les autres eux aussi aspirent. Les médecins fonctionnaires mais surtout les non-médecins du ministère des Sports se sentent mal lotis et sont tentés de faire payer leurs services par les clients ou autrement en exerçant d’autres métiers pour joindre les deux bouts. Quant aux enseignants, ils sont à plaindre.
Agissant avec des pincettes et dans la dentelle, Monja Roindefo fait un exercice pédagogique pour persuader les douaniers. Il leur explique l’importance de leur métier et les manières d’agir avant de prendre des positions extrêmes et de déclencher une grève. En fait, il leur fait comprendre qu’il y a une hiérarchie à respecter. Mais le premier ministre de la HAT ne s’est pas empêché de faire porter les causes des mécontentement des grévistes de tous les bords sur le dos du régime précédent, arguant que la HAT n’est là que depuis trois mois environ.
Recueilli par Bill





