Les organisations de la société civile pro-Maputo, dont ACCES Zon’Olombelona, l’Association des Jeunes Patriotes Actifs (A.J.P.A.), la Citoyen Responsable des Affaires Nationales (CRAN), le Collectif des Citoyens et des Organisations Citoyennes (CCOC), le Malagasy MPAndala FIhavanana (MAMPAFI), la Plate-Forme Nationale des Organisations de la Société Civile de Madagascar (PFNOSCM/VOIFIRAISANA) et Tranoben’ny Tantsaha Région DIANA – Nosy-Be, ont lancé un appel à toutes les forces vives de la Nation : les politiques, l’armée et les forces de l’ordre, la société civile, la société économique et la population en général à se mobiliser pour arrêter le cycle de la violence qui hypothèque les chances de trouver une solution de sortie de crise, indispensable pour revenir sur le chemin de l’unité nationale, du développement et de la sérénité.
« Il est temps que toutes les filles et tous les fils de ce pays rejettent la haine et la violence, se concentrent sur l’intérêt supérieur de la Nation et recherchent, ensemble, une solution durable pour sortir de cette impasse ». C’est ce qu’ont affirmé les membres de la société civile pro-Maputo, dans un communiqué en date de ce samedi 22 mai 2010.
Derniers évènements
Face aux évènements qui se sont produits la semaine dernière et plus particulièrement le jeudi 20 mai 2010, ces groupes de société civile ont présenté leurs condoléances aux familles des défunts, et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés. « En tant qu’organisations de la société civile gardiennes du respect des droits fondamentaux, nous ne pouvons demeurer silencieux devant l’escalade de la violence et la reprise de la répression » disent-elles.
Pour elles, il y a violation des droits de l’homme : arrestations arbitraires, entrave à la liberté d’opinion (mandats d’arrêts contre des leaders politiques,…), violation de domicile, dégradation de matériels et violence policière dans les locaux de Fréquence Plus et vandalisme contre la Gazette de la Grande Ile. Il y a aussi une violation de la liberté de presse : arrestation de techniciens et de journalistes et saisie arbitraire de matériels de Radio Fahazavana, qui réduiront encore plus l’expression de la diversité d’opinions et le pluralisme, au profit de la pensée unique déjà dominante. Les organisations de la société civile pro-Maputo n’ont pas oublié de mentionner un non respect de l’éthique et de la déontologie journalistiques et de la loi sur la presse par l’intensification de l’incitation à la haine de la part de certains média partisans. Elles signalent aussi une entrave à la liberté de manifester et un non respect des précautions d’usage pour préserver la vie de civils non armés.
« Il en a résulté la perte de 4 vies humaines, et 12 blessés (source hospitalière) dont la liste vient s’ajouter à celle, déjà longue, des victimes de cette crise ». C’est une des conclusions des membres de la société civile adhérant aux accords de Maputo.





