« Devant la situation à laquelle notre pays fait actuellement face, je désire faire la déclaration suivante :
Tout d’abord, je remercie ceux qui ont placé confiance et espoir envers le FFKM, et ont demandé à celui-ci de faire une médiation entre M. Marc Ravalomanana et M. Andry Rajoelina concernant le présent désordre dans le pays.
Après des rencontres avec les deux parties, le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies a demandé au FFKM de prendre la responsabilité d’une médiation.
Le FFKM s’est efforcé dans les limites de son savoir et de son expérience de faire réussir des concertations en vue de trouver une solution.
Il y a cependant des limites aux actions et pouvoirs de médiateurs qui ne peuvent se placer en juges.
Les concertations entre les deux parties mises en relation restent bloquées et n’ont pas abouti, même si elles continuent.
Il faut dire tout simplement ici que nous avons fait tout notre possible pour chercher une solution pour dénouer la crise, notamment en approchant personnellement les deux hommes pour les convaincre de se rencontrer autour d’une table ronde.
Il y eut trois rencontres entre les parties, mais il faut reconnaître que les discussions ne sont guère allé loin.
Après tous les efforts ainsi cités, on est amené à penser que les choses n’aboutissent pas, et il peut exister un sentiment vis à vis du FFKM et plus particulièrement de ma personne, que nous soyons partiaux et nous montrions complices de ce qui s’est passé et de ce qui peut se passer.
Après profonde réflexion, j’ai rencontré mes collaborateurs et ai pris la décision de ne plus participer à la médiation confiée au FFKM, et je souhaite et laisse la responsabilité aux Nations Unies de trouver une autre méthode adaptée à la difficulté de la situation.
Je sollicite les Nations Unies pour trouver une solution et rechercher des personnes ou des groupes de personnes pouvant achever la tâche déjà entreprise par le FFKM.
Je prie les forces de l’ordre de veiller à la paix publique et d’assurer la protection de la population et de ses biens, en conformité avec les statuts qui les régissent.
Enfin, je demande à nous tous sans exceptions de nous tourner vers le Seigneur et de prier ensemble pour la paix dans le pays.
Fait à Antananarivo, le 25 février 2009 »
Monseigneur Odon Razanakolona, archevêque d’Antananarivo




