Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mardi 27 septembre 2016
Antananarivo | 11h37
 

Opinions

La forêt d’Ankafobe

Menacée par les feux de brousse

vendredi 2 septembre | Randria M.

La réserve de « Sohisika » de la forêt d’Ankafobe, se situant à Ankazobe, est menacée par les feux de brousse qui sévit dans cette zone. Cette réserve se situe sur la RN4 qui relie Antananarivo à Mahajanga et Antsiranana, et se situe à 132 Km de la capitale. La réserve est connue sous le nom de Tampoketsa d’Ankazobe, abritant une espèce d’arbre endémique appelée « Sohisika » ou Schizolaena tampoketsana. C’est un petit arbre avec des fleurs blanches et des fruits recouverts d’étranges bractées gluants et palmées. Cette forêt d’ Ankafobe présente les dernières populations mondiales de cette espèce. Elle abrite également plusieurs espèces de lémuriens.

La réserve a été réaménagée en 2005 dans le cadre d’une restauration écologique, dans le but de conserver cette espèce mais également d’attirer les touristes dans la région. Menée par l’équipe scientifique de Missouri Botanical Garden (MBG) et la Conservation Internationale, il y a également des étudiants qui y effectuent des recherches sur la faune et la flore. Cette réhabilitation a été placée sous la gouvernance de la communauté de base (VOI), elle conjugue le développement local par la promotion de leurs activités agricoles et la restauration écologique par la conservation de l’environnement. Des espèces ont été plantées, servant d’ombrage et de maintien pour le sol. Le projet de réhabilitation a permis à la communauté d’explorer de nouvelles techniques d’agriculture.

Malgré le manque d’appui, les membres de l’association VOI (Vondron’olona ifotony) Sohisika essayent de maîtriser la situation en attendant la réaction du ministère concerné. La forêt indigène comme celle d’Ankafobe est, de nos jours, exceptionnellement rare sur les Hauts-Plateaux et elle représente le plus grand fragment de forêt parmi ceux qui se trouvent dans le Tampoketsa d’Ankazobe, malheureusement elle attire très peu d’action de conservation.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 2 septembre à 12:38 | Inglewood (#6780)

    L’île de Madagascar suscite une fascination particulière chez les Naturalistes et spécialement chez les botanistes et les ornithologues.
    Il y a si longtemps que le pays possède une proportion exceptionnellement élevé d’espèces endémiques dans plusieurs disciplines parmi le riche foisonnement de sa flore et de sa faune.
    Madagascar de par son relief réunit un véritable mosaïque de paysages qui présente un panel de contrastes.
    Nous devons tout faire, sans relâcher nos efforts, pour sauvegarder cette diversité recensée : le patrimoine botanique, géologique, ornithologique...
    Des programmes internationaux regroupant la Communauté Scientifique, les ONG et les peuples des minorités ethniques des régions recensées ont compris l’urgence de la situation pour nous aider à préserver notre patrimoine.
    Conjuguons ensemble nos efforts pour préserver le patrimoine naturel de l’humanité localisé sur l’île de Madagascar.

  • 4 septembre à 11:36 | Rabisikileta (#3894)

    Madagascar est réputé dans le monde entier. Pour sa culture ? ses monuments ? sa cuisine ? son art de vivre ? ses exploits sportifs ?...
    Oh que non ! mais bien pour sa faune, sa flore, ses paysages !
    Du moins ce qu’il en reste...
    Or, que constate-t-on ? Que la destruction, le pillage de ces richesses continuent, et ce sous l’œil indifférent voire avec la complicité des autorités même à qui incombe la sauvegarde de ce patrimoine unique.
    Les Malgaches de 2100 pourront remercier leurs ancêtres pour le désert qu’ils leur auront laissé...

Publicité

Vols, Hôtels, Séjours

Les meilleurs prix


Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS 
 
 

Visiteurs connectés : 524