Les étudiants des Lettres menacent de déclencher la grève générale dans tous les établissements à partir de ce mardi 17 août 2010. Motif : après trois semaines de grève, les cours n’ont pas encore repris car on ne peut terminer l’année universitaire avec seulement 10% d’allocation budgétaire. Les étudiants de la Faculté des Lettres de l’Université d’Antananarivo réclament la totalité de ce que l’État doit comme subventions à cette université. Selon les explications des étudiants qui ont fermé ce lundi le portail de l’Université, fermant ainsi l’accès des véhicules au campus, l’État a juste versé un milliard d’ariary. Ce qui a permis de régler les arriérés mais le doute persiste quant au reste des charges et besoins. L’incertitude règne autant chez les enseignants que chez les étudiants. Aussi les étudiants exigent-ils des solutions pérennes pour pouvoir poursuivre sereinement leurs études. Et c’est pourquoi ils veulent déclencher la grève générale à partir de ce mardi 17 août. Ils vont semble-t-il sensibiliser et appeler les autres étudiants des autres établissements à ce sujet.
Pendant ce temps, on annonce que l’État prône l’austérité et la restriction budgétaire mais les projets de création ou de réanimation d’institutions sont là. Et le président de la Haute autorité de transition a même déclaré au Centre de conférence international à Ivato que l’État pourrait prendre en main toutes les dépenses afférentes aux différentes élections et consultations populaires si jamais la communauté internationale faisait la sourde oreille. L’avenir des étudiants et la poursuite en toute sérénité des études universitaires sont-ils si méconnus pour les faire patienter ainsi ? Il ne faut pas s’étonner que nos étudiants veulent presque tous partir à l’étranger car autant l’économie est soumise aux aléas politiques, le bon déroulement des études à l’université serait-il à ce point dépendant des problèmes politiques de l’État en dépit du slogan de changement ?





