
Les étudiants de l’École Polytechnique de Vontovorona sont de nouveau descendus dans la rue ce lundi 19 juillet.
Le mouvement des étudiants de l’Ecole Polytechnique se prolonge et menace de contaminer les autres écoles et facultés de l’université. Depuis plusieurs semaines, la grève des professeurs de l’Ecole Polytechnique de Madagascar s’enlise. Motif de cette grève : le non-paiement par l’État des (nombreuses) heures supplémentaires effectuées par les enseignants au second semestre 2009, à l’heure où ils doivent remplir la déclaration de leurs heures supplémentaires pour ce premier semestre 2010.
Craignant une année universitaire blanche, les étudiants se sont même joints au mouvement des professeurs il y a trois semaines et, après une première descente sur le campus d’Ankatso la semaine dernière, les étudiants de l’École Polytechnique de Vontovorona sont de nouveau descendus dans la rue ce lundi 19 juillet ; ils voulaient manifester à Alakamisy Fenoarivo mais ils ont été arrêtés dans leur marche au pont de Vontovorona par les forces de l’ordre.
Ce contexte a rendu impossible la tenue des examens de fin de semestre pour les étudiants de Polytechnique. Mais du côté de la présidence de l’Université, on se veut rassurant : « Il y a très peu de risques de voir cette année scolaire devenir une « année blanche », assure un responsable de la communication, qui ajoute qu’ « on va tenter de rattraper ».
Pourtant, ce responsable ne cache pas que le risque de contamination de ce mouvement aux autres établissements de l’Université d’Antananarivo est réel. En effet, les sept établissements sont tous concernés par ce problème de non-paiement d’une partie des heures supplémentaires effectuées au second semestre 2009 dont le décompte serait contesté par l’administration de l’Université ; et des réunions se sont tenues dans chacun de ces organes afin de déterminer les actions qu’il convient de mener.
Une des possibilités envisagées lors de ces rencontres a été le boycott du bacc par ces enseignants qui sont chargés de son organisation.





