Réagissant aux récurrents affrontements entre manifestants pro-Ravalomanana et pro-régime de Transition, le ministre de la Sécurité intérieure, Organés Rakomihantarizaka, a fait appel ce lundi 30 mars à la presse. Il a notamment remis les pendules à l’heure. Dorénavant, toute manifestation nécessite une autorisation délivrée par la Commune urbaine d’Antananarivo, a-t-il recommandé. Les organisateurs de ces manifestations sont responsables devant la loi, qui doit être appliquée en cas de débordement ou d’actes de vandalisme ou d’atteinte à l’intégrité des personnes ou aux biens privés ou publics ; et les forces de l’ordre ne lésineront pas pour mettre fin à de tels débordements et non pour tuer, a-t-il souligné.
Le ministre de la Sécurité publique a ensuite fait remarquer que la liberté de manifester est observée par le régime mais que les manifestants de la Place de la démocratie ont dépassé les limites car ils ont enfreint à la loi en faisant des casses. Des commerçants et propriétaires des abords des grands avenues d’Analakely ont porté plainte, a-t-il indiqué. Contrairement à ce qui s’est passé lorsque les manifestants pro-TGV ont occupé la Place 13 mai, où c’était calme précise-t-il.
Du début jusqu’à la prise du pouvoir
En tout cas, le ministre Organés a oublié les incendies provoqués par les manifestations le 26 janvier dans la capitale et qui se sont poursuivis le lendemain. Les actes de vandalisme et de pillages suivis d’incendies se sont produit lors des manifestations des partisans de ce pouvoir en place. A noter que tout au début des manifestations, le domicile de Moxe Ramandimbilahatra a été victime de pillage diurne de la part des partisans de TGV. Les pillages se sont même étendus jusqu’à Tanjombato après que les mutins du camp CAPSAT ont procédé à leur mutinerie en faveur du camp Andry Rajoelina.
Les victimes de ces « débordements » sauront-elles à jamais qui sont les responsables auprès desquels elles vont réclamer réparation ? Evidemment que non car même les assurances qualifient ces « actes » d’émeutes populaires, dont les auteurs seraient non identifiables et ne pourraient être poursuivis.




