Comme cela était prévisible, Marc Ravalomanana refuse la nouvelle feuille de route annoncée mercredi soir par Andry Rajoelina. Dans une interview par téléphone réalisée par la Radio Fahazavana ce vendredi 14 mai, il a mis en avant la nécessité d’une réconciliation nationale au préalable de l’élaboration d’un calendrier électoral, ce qui soulève à nouveau les questions d’amnistie qui avaient constitué l’un des principaux points d’achoppement du sommet de Prétoria fin avril. L’ancien président a réitéré sa position selon laquelle les forces armées, la police et la population avaient besoin de réconciliation pour éviter la répétition des situations conflictuelles qui engendreraient une nouvelle crise.
Marc Ravalomanana est revenu sur les propos d’Andry Rajoelina sur RFI selon lesquels, puisqu’il avait refusé de signer l’accord proposé à Prétoria, il devait s’en remettre aux décisions de la justice malgache l’ayant condamné, pour rappeler que seule la Haute cour de justice avait compétence à le juger. Mettant Andry Rajoelina au défi de se présenter pour voir s’il serait élu, il a fait remarquer que personne n’avait interdit à celui-ci d’être candidat.
Dans cette même interview, l’ancien président annonce avoir immédiatement alerté les responsables du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et de l’ONU sur le caractère unilatéral et donc inacceptable de la feuille de route mise en avant par son rival. Et sans citer explicitement la France, il a dénoncé l’attitude de certains pays qui ont pris position en faveur d’un régime inconstitutionnel et illégal.





