Dans un communiqué diffusé dans l’après-midi du Mercredi 17 mars, Marc Ravalomanana a appelé Andry Rajoelina à coopérer avec la communauté internationale pour chercher une solution à la crise à Madagascar après que l’Union africaine ait pris la décision de mettre en œuvre des sanctions contre le pays.
Le communiqué déclare : « J’espère que ces sanctions ciblées stimuleront Andry Rajoelina à coopérer avec la communauté internationale et qu’elles serviront de sirène d’alarme. Je supplie M. Rajoelina de travailler avec toutes les parties à Madagascar et la communauté internationale pour restaurer une démocratie constitutionnelle pour Madagascar et atténuer les souffrances du peuple malgache. La réponse à cette crise est simple : laisser les gens décider ».
Il est à noter que depuis mi-février, quasiment toutes les communications émanant de Marc Ravalomanana font référence à des élections rapides, passent par un cabinet de relations publiques basé à Londres et se font en anglais.
Parmi les pays développés, le Canada a été le premier pays à réagir à la décision de l’Union Africaine. Ottawa. Le ministre canadien des affaires étrangères, Lawrence Cannon a publié une déclaration ce mercredi, saluant la décision prise par l’Union Africaine. « Ces sanctions envoient un message clair que l’Union africaine s’est engagée à la bonne gouvernance et la légitimité des processus démocratiques », a-t-il ajouté. Et de préciser que « compte tenu de l’absence de progrès vers une solution politique durable, le gouvernement du Canada va faire un examen en interne de ses relations bilatérales avec Madagascar ».
Recueilli par Yann





