Le chef lieu de district de Mandritsara, région Boeny, réclame le rétablissement des vols dits sociaux d’Air Madagascar qui le desservent, et qui ont été supprimés par le régime précédent. Les conséquences de cet isolement aérien combiné aux difficultés de communication terrestre une bonne partie de l’année, sont importantes. Les commerçants et acheteurs de bovidés qui animent le marché de « sabotsy be » qui s’y tient toutes les quinzaines ont déserté les lieux. Les collecteurs de produits d’exportation eux aussi ont abandonné les lieux.
Les notables de Mandritsara en la personne du « sojabe », Madame Raosarinety, se plaignent qu’il n’y ait eu depuis 1947, date de sa création, aucun entretien ni amélioration du terrain d’aviation de Mandritsara. Elle explique que ce terrain d’aviation a été construit uniquement à la main par la population soumise à l’époque au pouvoir colonial. L’information, rapportée par la Radio nationale (RNM), appelle ainsi les autorités centrales à venir au chevet de ce district qui agonise en quelque sorte en raison de son isolement.
Recueilli par Bill







