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jeudi 29 septembre 2016
Antananarivo | 18h56
 

Editorial

Maîtrise des eaux et développement

lundi 2 mars 2015 | Tsimandry Pascal

Antananarivo se noie tandis que le Sud connaît la sècheresse. Toute cette eau, tôt ou tard, s’évaporera, se versera dans la mer, s’enfoncera dans les nappes d’eau souterraines, et venus l’hiver et la sècheresse, nous l’aurons vite oubliée. En tout état de cause, nous ne l’aurons pas capté.

Selon les dernières statistiques datant de 2007, 47% des Malgaches auraient accès à l’eau potable. C’est-à-dire moins de un sur deux. Répartis sur les régions, les chiffres doivent sûrement varier sensiblement, avec un pourcentage de démunis d’eau bien plus grave dans certains endroits. À l’inverse de cet indicateur de pauvreté, il y a sans doute un indicateur de richesse : la capacité d’un pays à détourner le cours de l’eau au service de l’irrigation, de l’électrification et de l’urbanisme. Dans un pays qui n’a plus construit de réserves d’eau depuis les lacs artificiels de Mantasoa (conçu du temps de Ranavalona I !), de Mandroseza (?) et d’Ambohibao (?) et la Digue de l’Ikopa, datant d’avant l’Indépendance. Avec notre potentiel de génération hydro-électrique à quelques 7000 MW, notre dépendance aux centrales à base de fuel est illustrative d’un point central à tout celà : où sont nos ingénieurs ? En avons-nous ?

Le gouvernement actuel se cache derrière les précipitations abondantes de ces derniers temps pour expliquer l’inondation catastrophique d’Antananarivo. Malgré le fait que la rupture des digues s’est produite exactement au même endroit qu’elle s’est faite l’année dernière, témoignant d’une réparation à la « tip top ». Le gouvernement se complait aussi à blâmer les constructions illicites, dans un État où obtenir un titre foncier et ensuite un permis de construire est quasiment impossible. Sachant comment les vérificateurs de permis de construire sont motivés plutôt par le bakchich que par la solidité et la justesse d’un projet immobilier, je doute que les constructions dites licites soient elles non plus dans les normes. Mais la solution de facilité fait toujours que l’on cherche des boucs émissaires sans voix ni pouvoir.

Serait-il possible de saisir cette catastrophe pour se poser des questions :

  • Sur les dégâts de la déforestation :

Nos rivières saignantes témoignent depuis des années de l’érosion de la terre qui suit la déforestation et les feux de brousse à outrance. Les campagnes de reboisement semblent se faire le plus souvent en tampon-tanety au lieu du long des rivières et des bassins versants, pour minimiser cette sur-sédimentation de nos rivières. Y a-t-il une approche rationalisée au reboisement, pour mieux protéger les bassins versants et les rivières mais aussi pour mieux capter l’eau qui tombe du ciel ? Pour les forêts naturelles victimes du charbonnage, les populations urbaines se rendent-elles compte que ces forêts, source du charbon, sont aussi les châteaux d’eau qui arrosent leurs villes et leurs rizières ? La reforestation et la préservation de ce qui reste sont les premières défenses contre ces catastrophes.

  • Sur le choix des projets « urgents » :

La Présidence et le super-ministre semblent complètement focalisés sur l’organisation du sommet de la Francophonie, démontrant une myopie surprenante. L’obsession sur la « modernisation » de l’aéroport d’ivato, sur les routes reliant l’aéroport à Iavoloha, n’est-elle pas une répétition de la situation de fin d’année 2008 ayant contribué à la chute de Ra8 ? L’hôtel 5 étoiles et le centre de conférence international d’Ivato sur un financement chinois de 50 millions de dollars US, les villas dites présidentielles, les tracés de route reliant ces complexes au palais présidentiel, le nouveau bitume à l’aéroport d’Ivato (et le parking pour ces avions à Antsirabe) pour accueillir les avions des autres, les centaines de Ford Mondeo et de Toyota LandCruiser V8 qui ont fait le bonheur de la HAT, des CT et CST ; tout ça nous avons déjà vu. Voilà qu’on propose de refaire la chose. Pour la gloire du Président pendant une semaine. Mais quelle importance pour les dizaines de milliers de sinistrés et les centaines de milliers de Tananariviens qui s’enfoncent davantage dans la misère la plus absolue ?

  • Sur la corruption, la défaillance de l’État et la notion de service public :

Les constructions illicites sont évoquées ci-dessus. Il suffit de dire que si elles fourmillent, c’est que l’État — de la commune au ministère chargé de l’aménagement du territoire et des domaines — est défaillant. Au lieu de blâmer ceux qui cherchent à se loger convenablement, ces services devraient s’auto-analyser d’abord et identifier comment maximiser la construction licite et saine, investir dans des infrastructures publics d’assainissement d’eaux sales et usées.

  • Sur le plan national de développement :

Que contient le plan national de développement en matière de maîtrise des eaux ? En fait, qui sait ? Il faut être « in the know » pour savoir de quoi s’agit ce fameux plan. Mais, sans doute, le plan revêt le biais urbain de nos dirigeants actuels, qui ne connaissent rien du monde rural et ne voient pas beaucoup plus loin que Tana et ses environs.

  • Sur le besoin de prioriser l’ingéniorat et les écoles techniques et polytechniques :

Enfin, la maîtrise des eaux, c’est avant tout un travail d’ingénieur. Les ingénieurs savent comment drainer les marécages. Ils savent comment construire les canaux d’irrigation. Ils savent comment acheminer l’eau sur des kilomètres pour arroser les centres urbains. Ils savent comment le transformer en électricité. Ils savent comment le barrer, le stocker, le capter. Où sont-ils, nos ingénieurs ? Deng Xiaoping avait fait de la formation des ingénieurs la priorité des universités chinoises, avant celles des avocats ou administrateurs ou autres. Parce qu’il ne voulait pas importer ce savoir-faire afin d’industrialiser la Chine et construire ses infrastructures : routes, ponts, centrales, canaux… Nous savons que Colas, Sogea-Satom, les Chinois, les projets tels Ambatovy et QMM/Ehoala peuvent le faire : pourquoi pas nous ?

19 commentaires

Vos commentaires

  • 2 mars 2015 à 10:31 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    C’est tout à fait logique dans un pays où les dirigeants sont élus sans programme depuis toujours et la propagande s’apparente plus à des shows à l’américaine qu’à un débat d’idée sur un projet de société.

  • 2 mars 2015 à 11:39 | Isambilo (#4541)

    La question n’est pas s’il faut des ingénieurs (pour les digues et les canaux d’évacuation) mais s’il y a une volonté politique.
    Je sais que le pouvoir colonial avait renoncé à mettre en place un réseau de collecte des eaux de pluie et des eaux usées, mais je ne sais pas pourquoi.
    On voit que la réhabilitation de certaines chaussées aujourd’’hui que c’est du n’importe quoi. Les caniveaux ne sont pas refaits et il n’y a aucune pente pour que l’eau ne stagne pas sur la chaussée.C’est là que la CUA doit avoir des ingénieurs pour vérifier si les travaux sont faits dans les règles.

    • 2 mars 2015 à 11:52 | Stomato (#3476) répond à Isambilo

      Vous avez raison, il faut une réelle volonté politique.
      Et au delà ils faut des structure pour mettre en œuvre cette volonté politique
      Comme vous avez la possibilité de voir les infos de France sur la TV, vous aurez vu le reportage sur cette route détruite par une coulée de boue, route dont les 80 cm (quatre vingt centimètre) de bitume et sous bassement ont été emportés. (Le scandale est qu’il va falloir attendre une semaine pour que la route soit réparée LOL !)
      Donc les chaussées Malgaches avec des revêtements « à l’économie » n’ont aucune garantie de durabilité... Et des soubassements sous forme de commissions...

      Cela ne m’étonne pas que le « pouvoir colonial » (encore sa faute !!!) ait refusé de créer un système de collecte des eaux usées. Cela devait être en prévision de l’indépendance, et en ayant le souci de ne pas faire de dépenses inutiles.

      Maintenant, que peuvent faire les amis de Madagascar et surtout des Malgaches pour vous permettre rapidement d’améliorer les choses ?
      (Sans risque de se faire accuser d’ingérence ou de néocolonialisme et autres que sais-je ?)

    • 2 mars 2015 à 15:22 | Isambilo (#4541) répond à Stomato

      Erreur énorme : l’épaisseur des soubassements est inversement proportionnel aux commissions !
      Je ne pense pas que le pouvoir colonial a renoncé à ces réseau parce que l’indépendance allait arriver mais peut-être parce que les difficultés techniques (et lecoût) à affronter étaient trop importantes compte tenu de la faible densité de la ville. Il faut se rappeler que Tananarive plus Ambohimanarina ne faisaient que 400.000 habitants à la fin des années 60. Il y aurait eu mauvaise prévision de la croissance de la ville plutôt.

  • 2 mars 2015 à 11:40 | Paulo Il leone (#6618)

    Très bonne question :

    « Où sont-ils, nos ingénieurs ? Deng Xiaoping avait fait .... industrialiser la Chine et construire ses infrastructures : routes, ponts, centrales, canaux… Nous savons que ....Colas, Sogea-Satom, les Chinois, les projets tels Ambatovy et QMM/Ehoala peuvent le faire : pourquoi pas nous ? »

    Quand vous rechercherez honnêtement, dans votre mentalité et votre culture, (c’est à dire PAS en nous soulant avec des jérémiades victimaires habituelles du type « célafôta ... ») la réponse à cette question fondamentale, vous saurez pourquoi 1,3 milliards de Chinois (et 1,2 milliards d’Indiens) ont réussi un exploit que 22 millions de Malgaches ne sont pas près de réussir !

    • 2 mars 2015 à 12:00 | Stomato (#3476) répond à Paulo Il leone

      Ne pas confondre quantité et qualité !

      N’oubliez pas que la Chine (d’avant Mao) a été laminée par les japonais. Après cette destruction, un quasi tyran (Mao) a pris les rênes du pouvoir et à fait ce qu’il pensait bon pour reconstruire un pays millénaire.

      L’Inde a été maintenue sous le couvercle de l’impérialisme Anglais avant de vaincre, par la non-violence, cette domination. Mais aujourd’hui l’Inde qui est une puissance atomique détient encore la palme de la pauvreté... Est-ce donc un bon exemple ?

      Je n’arrive pas à me défaire de l’idée que l’une des causes de la situation de Madagascar est la non destruction des infrastructures quand les Français sont partis... Les Malgaches ont trop longtemps vécu sur ces restes qui n’ont pas évolués comme le reste du monde, ce qui a pour résultat que Madagascar reste à la traine, et les seules avancées sont du fait des étrangers.

    • 2 mars 2015 à 12:17 | Paulo Il leone (#6618) répond à Stomato

      « Ne pas confondre quantité et qualité ! » ENTIEREMENT D’ACCORD !!

      Justement, cher Stomato ! les Chinois et les Indiens (dont vous ne diriez pas qu’ils sont « champions de la pauvreté » si vous connaissiez le pays) confrontés au défi gigantesque de nourrir toutes ces bouches et de développer leur pays y sont parvenus ou en train d’y parvenir.

      A côté de ça : 22 millions de Malgaches (60 fois moins de bouches à nourrir et à soigner, etc...) avec un territoire plus grand que la France et le Bénélux réunis n’ont même pas de quoi se nourrir ni de se soigner et vivent de mendicité professionnelle et perpétuelle auprès des autres pays depuis 1975 !

      « Célafôtaux Frantsay » ? C’est ce que pense Saint-Jo et les luminaires comme lui ... c’est tellement pratique ! ça évite de se remettre en question ...
      c’est plus facile de se lamenter en prenant une posture de victime éternelle de la méchanceté des autres !

    • 2 mars 2015 à 15:48 | Isambilo (#4541) répond à Stomato

      Gros sujet de polémique : qui sont ceux qui ont succédé au Français au moment de l’indépendance ? D’anciens assistés du Padesm qui se pavanaient pendant que les conseillers techniques français et quelques Malgaches faisaient tourner la machine étatique. Il ne faut pas oublier que le pouvoir colonial a pris la précaution d’éliminer (ils ont supprimé Rainandriamampandry et mis devant la scène un pauvre type comme Rasanjy. Ils ont supprimé Andriamaromanana et cajolé le bureaucrate Andriamahazo. Ils ont tout fait pour neutraliser Raseta au profit de l’agneau qu’était Ravoahangy et de Monsieur 10% alias Jacques Rabemananjara, etc) ou de marginaliser les Malgaches compétents (ou susceptibles de l’être) avant d’offrir l’indépendance.
      Nous payons encore aujourd’hui cette politique parce que nous n’avons pas pris conscience qu’il fallait réapprendre à gérer un village, une ville, une province, un pays.
      Le bilan de la période colonial n’a jamais été fait sauf par Fremiggacci qui rappelait que Papeneim pour qui Gallieni ne faisait que « la politique du bluff). Et ses successeurs étaient des adeptes du »comme si".
      Commençons par nous réapproprier notre histoire pour prendre en considération nos défauts et pour nous rendre compte que nos ancêtres n’ont pas attendu la puissance colonial pour construire des digues le long de l’Ikopa et pour assécher le Betsimitatra. Nos paysans n’ont pas attendu René Dumont pour aménager les rizières en terrasse. Nos dirigeants n’ont pas fait creuser des fossés autour des villages sur les hauteurs uniquement pour se défendre mais aussi pour distribuer l’eau sur les cultures à flanc de colline.

  • 2 mars 2015 à 12:01 | Gérard (#7761)

    Il est bien vrai que la capacité à maitriser l’eau est le reflet du niveau de développement social, sinon économique

    gloire a Andrianampoinimerina qui le premier organisa cette plaine !
    voyons ce qu’israel a pu faire
    regardons comment l’Egypte, qui exporte du lait à Madagascar !! exploite la vallée du Nil

    Mais la priorité de tout dirigeant africain n’est pas là
    il faut se maintenir au pouvoir, ce pour quoi les ingénieurs sont bien inutiles

    ce qui est utile c’est :
    Faire du vent :Francophonie, voyages
    Mais surtout drainer le trésor de guerre indispensable aux campagnes électorales , traffics, vol dans les caisses des entreprises publiques
    (lire ceci sur les 43millions de dollar de la campagne présidentielle http://www.rfi.fr/afrique/20131021-presidentielle-malgache-rajoelina-ravalomanana-robinson-rajaonarimpinina/)

    donc dans les 4 mois à venir toutes les énergies et ressources doivent servir à placer aux municipales les hommes idoines ...
    Ceux qui seront utiles pour « aider » à la grande triche de 2018

    A quand une loi qui exige la transparence et limite le financement des campagnes électorales, alors peut être restera t il un peu d’argent pour boucher les trous des digues

  • 2 mars 2015 à 12:01 | Turping (#1235)

    - Même depuis Andrianampoinimerina ,le roi célèbre intelligent dit :
    « Ny ranomasina ny valam-parihiko » .
    - Les digues , Betsimitatatra ,exista depuis des lustres ,seulement au fil des siècles rien n’a été respecté .
    - Le nombre de populations n’a cessé d’augmenter surtout dans les zones urbaines alors que les politiques de rigueur , d’urbanisation ,dans les améliorations des infrastructures n’ont pas été suivies et n’ont fait d’aucun débât politique sérieux dans l’amélioration du bien public , « valeurs communes pour des intérêts communs ».
    - Or ,la politique de transparance allant dans sens quant à l’utilisation des deniers publics ,les taxes pétrolières prélevées pour le TER ?.....méritent d’être élucidées au grand public .
    - Je répète toujours le meême adage :vaut mieux prévenir que guérir .C’est cette politique de prévention par son absence nous explique le dévéloppement ,et le non avancement à cause des détournements et trafics illicites,.....
    - La non maîtrise de l’eau et dans la situation paradoxale la sécheresse nous démontre que l’extrêmité de la situation est toujours une situation de désolation tant que les politicards ,les sociétés civiles fortes,les ingénieurs ,les techniciens ne mettent pas les moyens et les débâts politiques au coeur du sujet central au quotidien ,cette situation risquera toujours de se répéter tous les ans .
    - Main dans la main tout le monde doit retrousser les manches .L’éducation des populations ,l’acte de civisme ,l’émancipation citoyenne ,......les accompagnements sont les solutions afin de remédier aux problématiques de base (rapprochement du peuple et ses dirigeants ) .
    - Logiquement Madagascar a tout ce qu’il faut .C’est la politique politichienne ne défendant que ses intérêts ,les conflits d’intérêts qui sont les vrais freins majeurs dans cette situation sans ambition collective .
    L’Union fait la force !

    • 2 mars 2015 à 13:02 | claude (#3141) répond à Turping

      « ...L’éducation des populations , ... »
      Il me semble que tout le monde n’est pas d’accord avec vous sur le forum.

    • 2 mars 2015 à 14:29 | Turping (#1235) répond à claude

      Claude ,
      - Oui ,« ....L’éducation des populations .... » et de citoyenneté ,c’est discutable .Personnellement quand on parle des sacs plastiques non biodégradables qui se répandent .Il s’est évéré que ces sacs plastiques même qui bouchent les canalisations ,empêchant les évacuations d’eau stagnante dans certains quartiers pendant la saison des pluies.Les sacs plastiques mettent une centaine d’année afin de disparaitre de la nature.
      - Donc ,pour de mesure préventive les populations en commençant par les enfants doivent apprendre les règles environnementales (un exemple parmi d’autres ),comme le faît de jeter des détritus partout sans règle communautaire , respecté partout .
      D’autres mesures à prendre par exemple ressortant de la part gouvernementale et les élus locaux corrompus quand ils octroient ou acceptent illicitement des constructions sur des zones inondables en fermant les yeux .
      - Conclusion : il devrait y avoir une règle sociétale que tout le monde doit accepter par la sensibilisation médiatique et éducative ,d’acte de citoyenneté afin d’éviter les drames .Le but de mon message se focalise là dessus !

  • 2 mars 2015 à 12:26 | diego (#531)

    Bonjour,

    Pour espérer maîtriser le développement de son pays, il faut être capable de le gouverner.

    Pour pouvoir se développer il faut que la classe politique du pays soit capable de créer le cercle vertus :

    - un, partis politiques visibles et lisibles ;

    - deux, stabilité institutionnelle ;

    - et trois calendriers électoraux fiables et stables dans le temps.

    La conversation serait, à mon sens, comment réunir le plus vite possible ces trois conditions.

    Depuis six ans, Madagascar n’est plus gouvernable, dans quel état est les partis politiques, la crise institutionnelle persiste et personne ne sait, le président le 1er, quand les électrices et électeurs seraient de nouveau convoqués dans les Urnes ?

    Pour parler de l’eau, Madagascar est un des pays qui ont énormément de chance. Si nous avions un État fort et une classe politique responsable, plus de 90% des Malgaches devraient avoir accès à l’eau.

    Les seuls élus légitimes dans le pays sont les députés récemment élus et le président lui-même. Autrement dit, les femmes et les hommes qui se trouvent à la tête de nos provinces n’ont jamais été et ne sont pas à leur place depuis six ans.

    Tana est sous l’eau. Les élus, le président en tête, vont jouer ceux qui n’ont rien vu venir. Le pays, les provinces et les villes GASY ressemblent à la classe politique du pays :

    - en désordre !

    D’année en année, l’eau n’a cessé d’être menaçante à Tana, mais qu’est-ce qu’ils ont fait les élus successifs de notre charmante Capitale et les gouvernements successifs de notre pays :

    - Ehhhh, personne ne connait les Budgets et de la Capitale et de notre pays ces jours.....depuis six ans par exemple !

    Tout le monde veut faire la démonstration de son intelligent, légitime, mais notre pays n’en profiterait pas de nos savoirs faire tant qu’il est ingouvernable.

    J’ai dit il y a deux jours que les exécutifs vont mendier auprès de la CI et des institutions internationales.....MANGATAKA RE O, VONJEO NY GASY....c’était prévisible ! Les caisses ont été vidées par la Transition dont le président était justement le puissant ministre de Finance :

    - le président hérite ses propres erreurs....dur dur !!!!

    A l’état politique actuel du pays, les aides vont destiner à soulager la population NY TRABOINA, aides à court terme :

    - aucunement à moyen et encore moins sur le long terme !

    Notre classe politique, notre pays, ne maîtriseront donc pas et l’eau et encore moins le développement !

    Nous étions même pas capables de payer nos élections. Et comment ne pas sourire ou se mettre en colère quand on entent le nouveau PM utilise les mégaphones pour annoncer en fanfare, rappeler à qui veut l’entendre, des programmes :

    - sans parler des moyens, d’argents, comment financer ces beaux programmes ?

    Et dans les mêmes temps les exécutifs mendient auprès des institutions internationales :

    - cela fait désordre et cela respire l’incompétence !

  • 2 mars 2015 à 13:37 | Abigail A (#8818)

    SOLUTION A LONG TERME !!
    Bonjour à tous !
    Voilà ma théorie,
    Cela met en place un cercle vicieux qui perpétue le règne de l’automobile : l’automobile devient essentielle à la vie de tous les jours, on retrouve souvent deux véhicules ou plus par famille et il y a donc de plus en plus de véhicules sur les routes. Pour permettre une circulation relativement fluide, de nouvelles routes plus larges sont construites, et, ces routes occupant un espace considérable, la densité de population baisse encore, accentuant l’étalement urbain.

    Les conséquences néfastes sont donc multiples : Notre qualité de vie diminue, comme nous consacrons de plus en plus de temps et une plus grande part de notre budget personnel aux transports, à travers l’essence mais aussi les frais de stationnement où la quasi-nécessité d’avoir plusieurs véhicules par famille. De plus, les transports actifs deviennent quasiment impossible, ce qui nuit à la santé globale de la population et occasionne donc un coût pour la société à travers notre système de santé. Enfin, il faut noter que les routes, égouts ainsi que la connexion au réseau électrique des zones à faible densité de population coute très cher aux municipalités, qui ne peuvent investir cet argent dans les services à la population.

    Que faire pour stopper ce problème ? Il faut commencer par construire les nouvelles villes de façon plus dense, ce qui, comme nous allons le constater, amène de multiples avantages.
    Il est urgent d’agir, mais comme nous l’avons constaté, il faut avoir une vision politique commune et une planification urbaine qui voit à long terme au lieu de ne voir que les redevances à court terme que versent les entrepreneurs aux municipalités en échange du droit de construire et je ne parle pas des routes que les Colas font du pansements !!! Bref, ce n’est que mon avis !

    • 2 mars 2015 à 14:52 | Turping (#1235) répond à Abigail A

      Abigail A ,
      - Vos propositions sont justes et vous avez complètement raison d’avoir évoqué la problématique de base .Quant aux résolutions ,il y a plusieurs possibiltés pour y arriver à conditions que la politique gouvernementale et territoriale mettent la paquet d’une politique volontariste d’aller vers l’avant soit au rendez-vous .
      - N’oubliez pas que la plupart des routes date encore de l’époque coloniale alors que les populations ,le nombre des automobilistes ont quintuplé depuis .
      - A titre informatif ,la grande ville d’Antananarivo ,ses populations ont triplé depuis ces 30 dernières années alors que paradoxalement la vraie politique des aménagement du territoire ,des urbanismes ,des infrastructures répondant aux normes dans le cadre de préserver le monde environnemental n’a jamais été élaboré sérieusement .
      - Par exemple ,raser les bidonvilles afin de respecter les normes environnementales dans les évacuations des eaux stagnante ,etc,....
      - Agrandissement des routes et aussi la consécration du budget communal adéquat aux entretiens .
      - Une alternative aussi d’utiliser l’invention ou exportation du transport en commun non polluant comme du genre tramway à la place des autobus très polluant ne respectant même pas les normes (le Contrôle technique est une affaire de corruption come partout ,il suffit de donner un billet puis ça passe jusqu’au prochain pépin ,accident,...).Le côté sanitaire ,les pollutions sont aussi visés car les maladies respiratoires (bronchites ,asthmes ,cardio -vasculaires sont liés à toutes ces problématiques ,la causalité ,...°.
      - Même les grandes villes ,les 6 provinces devraient être dôtées des centres d’épuration des eaux usées provenant des égoûts ,des saletés de chaque ménage au quotidien ....
      6Nous discutons sur l’aspect théorique alors que la mise en pratique est loin d’être élucidée quant au respect des normes environnementales et les mesures à prendre .
      - C’est la raison pour laquelle ,la société civile forte ,les collectivités territoriales ,les fokonolona comme les fokontany doivent avoir leur part dans l’avancement réel accopmagné par l’état digne de son nom .

  • 2 mars 2015 à 14:57 | Turping (#1235)

    Lire : des aménagements ,accompagné,....

    • 2 mars 2015 à 15:15 | Abigail A (#8818) répond à Turping

      Merci beaucoup Turping, pour ses informations. Merci merci

  • 2 mars 2015 à 18:23 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Le PND fixe les objectifs spécifiques cohérents avec la PGE, détermine les aspects techniques de politique macroéconomique ainsi que les stratégies sectorielles à moyen terme, déclinées en programmes et plans d’actions lesquels seront traduits en termes de projets. La mise en œuvre desdits programmes et plans d’actions relève de la compétence des Ministères et Institutions concernés.

    1.La réconciliation nationale constituera le socle et la pierre angulaire du renouveau politique et de la relance de l’économie. Le dialogue est un des éléments clefs de la réconciliation nationale en vue de dépasser tous les clivages pour ne garder que la volonté commune de sortir Madagascar de sa situation actuelle.

    2.Le PND sera mis en œuvre dans le cadre d’une réelle décentralisation effective caractérisée par le transfert effectif de pouvoirs et de ressources conséquentes aux collectivités territoriales décentralisées, la maîtrise du foncier, du développement urbain et de l’économie informelle en tant que leviers de développement, le maillage d’infrastructures économiques selon une logique d’espaces moteurs et de relais et enfin l’identification d’espaces de solidarité centrés sur le développement local. Les projets et actions de développement à initier seront ainsi entrepris dans l’esprit d’assurer l’équilibre régional, voire territorial.

    3.La démocratie sera raffermie au même titre que l’Etat de droit, le respect des droits humains de tous les Malagasy sans exception, la réconciliation nationale à travers la promotion des valeurs dont le « fihavanana », la gouvernance à tous les échelons de la société en général et de l’administration publique en particulier. Les dispositions légales qui délimitent le champ de compétences de l’exécutif, du législatif et du judiciaire seront respectées afin de préserver l’équilibre des pouvoirs et de procéder à la relance des institutions. Les entités seront dotées d’un code d’éthique et de déontologie.

    4.Des mesures structurelles sont en perspective, entre autres la mise en place d’un programme de réorganisation des entreprises publiques, le soutien au mécanisme de formation des prix basé sur les coûts, le raffermissement d’une gestion économique régie par le marché dans un cadre politique et légal centré sur les droits humains afin de réaliser un véritable changement matérialisé par un développement inclusif et par de meilleures conditions de vie.

    5.Le Gouvernement confirme sa ferme volonté d’améliorer la productivité du travail, de réduire le chômage et le sous-emploi rampant ainsi que les inégalités de genre, d’amorcer la transition de l’informel à la formalisation à travers l’intégration de la grande majorité des actifs dans la chaine de croissance intensive en emplois. Il se recentrera sur ses fonctions régaliennes en laissant la liberté d’actions au secteur privé qui devra intervenir dans le cadre d’un dispositif légal prédéfini. Le climat des affaires sera amélioré à travers la réhabilitation et la construction de nouvelles infrastructures de communication, l’institution de culture de dialogue public-privé, l’amélioration du cadre légal régissant les investissements privés de manière à stimuler leurs intérêts dans les domaines peu ou non exploités, et à améliorer la productivité du capital par le biais des innovations. L’enjeu est d’élargir la base de la croissance, de la rendre plus forte et durable afin de parvenir au développement où le niveau de chômage sera notablement réduit au profit des emplois décents.

    Voilà un extrait du PND qui est trop théorique, trop générale et sans définition d’un pôle/des priorités donc difficile à réaliser même si ceux qui l’ont confectionné dévoilent un coût de :
    Les recettes publiques pour la période 2015-2019 sont évaluées à 25 937 milliards d’Ariary, soit l’équivalent de 10 745 millions de USD. Les recettes budgétaires de l’Etat sont estimées à 19 585 milliards d’Ariary (soit 8 114 millions de USD). Les financements extérieurs attendus (dons, subventions et emprunts) affectés à cette période de 2015-2019 sont estimées à 6 352 milliards d’Ariary (soit 2 631 millions de USD). Ainsi, il reste à l’Etat malgache de trouver 9 236 milliards d’Ariary (soit 3 826 millions de USD) pour boucler le financement du PND .

  • 2 mars 2015 à 21:02 | Stomato (#3476)

    Pascal l’Éveillé rappelle fort a propos qu’en 2007 47% des Malgaches avaient accès à l’eau...

    Fin des années 50, je me rappelle avoir vu des villages de campagnes Françaises où l’eau courante n’existait pas, ou les réseaux de distribution n’existaient pas non plus, l’eau était disponible au puits du village et seuls quelques puits avaient une pompe.

    Ce qui a permis le développement de la distribution d’eau a été la reconstruction après les destructions dues à la guerre...

    Alors une bonne et franche guerre civile à Madagascar pour résoudre les problèmes ???

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