Au moment où les politiques et les dirigeants sont en train de se chamailler sur la mise en œuvre de la feuille de route, les familles des détenus politiques, civils et militaires multiplient les interventions médiatiques pour faire pression pour la libération sans condition de leurs proches encore sous les verrous. Ce mercredi 1er février, elles ont encore appelé les médias pour revendiquer au nom des articles de la feuille de route, la libération sans condition des détenus politiques. Elles ont dénoncé les mesures actuellement prises à l’encontre de ces détenus politiques (FIGN, BANI et autres poseurs de bombes artisanales). En effet, suite aux décisions de la Commission ad hoc au sein du gouvernement dans le sens de l’apaisement, certains détenus civils ont été libérés si quelques militaires, plus exactement des gendarmes, ont eux aussi recouvré leur liberté. Par contre une trentaine de détenus militaires – exceptés le colonel Coutiti et le lieutenant colonel Raymond Andianjafy - et civils ont vu leurs conditions de détention allégées ; ils ont été extraits de la prison de force de Tsiafahy pour être transférés dans des maisons centrales où, selon les pénitenciers, les conditions de vie sont moins contraignantes. Ainsi, certains sont à la prison d’Antanimora, d’autres sont à la prison d’Ambatolampy, ou à la prison d’Arivonimamo, ou à la prison d’Antsirabe. Les familles de ces détenus qualifient ce transfert d’inhumain car ils sont éloignés de leurs proches. « Ce n’est pas une démarche vers l’apaisement comme l’a exigé la feuille de route. Le pouvoir de transition veut-il la mort de ces détenus politiques », regrettent quelques anciens détenus politiques appuyés par les parents des détenus. En tout cas, ces familles se plaignent que le transfert vers d’autres maisons carcérales plus éloignées accroît leurs problèmes et multiplie leurs soucis ; visites et apports de nourritures sont moins fréquents car les déplacements sont rendus difficiles par l’éloignement.
Ces familles de détenus politiques refusent également à ce que leurs proches soient placés en résidence surveillée puisque cette mesure que le comité ad hoc aurait voulu prendre n’est pas formulée dans la feuille de route.
Recueilli par Bill




