Prévues rentrer au pays au plus tard le 8 décembre, les délégations des trois mouvances (Albert Zafy, Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka) sont toujours à l’extérieur. Les autorités de fait de la mouvance politique Andry Rajoelina ont pris des mesures d’interdiction d’accès à bord et/ou des mesures contre les avions qui les prendraient à bord, voire des mesures d’interdiction d’entrée dans le territoire de Madagascar, leur pays d’origine et pays natal ; ce qui les empêche de retrouver leurs familles et proches.
Devant une telle situation, les familles de ces personnes interdites de territoire ont organisé une conférence de presse à Ankerana en cette fin d’après-midi du 14 décembre pour revendiquer la levée de ces mesures qui font honte au pays mais surtout qui ignorent les droits fondamentaux de l’homme. Ci-après leur communiqué.
« Nous, épouses et époux, enfants, pères, mères et familles des femmes et hommes qui ont été invités à Maputo pour accomplir une mission en vue de sortir le pays de la crise et qui sont actuellement interdits de territoire dans leur propre pays, »
« Exigeons leur retour immédiat et en toute sécurité dans leur patrie et au sein de leurs familles respectives. »
« En effet, conformément aux articles 9 et 13 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, cette interdiction de territoire dans leur propre pays est une entrave aux droits fondamentaux de chaque individu. »
« Nous remercions les gouvernements mozambicain et sud-africain qui ont pris soin de nos familles. »
« Nous appelons tout un chacun à s’unir à notre cause pour le retour de nos proches et à œuvrer ensemble pour la liberté et le respect des Droits Humains. »
« Nous appelons aussi tous les Malgaches au calme, à la solidarité et au « Fihavanana » conformément à l’esprit de la sagesse Malagasy ».
Recueilli par Valis





