Des épouses des éléments de l’ancienne Task force mobilisée pour lutter contre le trafic de bois de rose lancent un appel aux responsables gouvernementaux pour qu’ils viennent à leur secours. Cela fait quatre (4) mois que leurs époux n’ont pas d’argent. Et aujourd’hui, leur mission terminée ou plutôt la Task Force ayant été dissoute, ces éléments de l’ancienne Task Force sont sans toit car les autorités de Sambava leur ont demandé de quitter les locaux où ils étaient hébergés. Ils sont sans ressource car ils n’ont reçu aucune indemnité depuis, et selon les femmes de ces missionnaires, ils ne peuvent rentrer dans la capitale à leurs propres frais.
Selon les informations relatées dans les quotidiens, ils sont 150 issus de divers services et horizons (gendarmes, militaires, policiers, douaniers, inspecteurs des finances et agents des Eaux et Forêts) à composer cette Task Force. D’après une épouse, leur indemnité journalière s’élève à 30 000 Ariary par jour ; ce qui fait un total journalier de 4 500 000 Ariary, soit 135 millions d’Ariary par mois. Cumulées sur quatre mois, les indemnités de ces 150 soldats de l’ancienne Task Force équivalent donc à 540 millions d’Ariary. Une autre revendication de ces femmes est la réintégration de leurs époux dans leur corps d’origine.
En réponse à ces appels et requêtes des épouses des anciens de la Task Force des bois de rose, le ministère de l’Environnement fait comprendre que l’affaire est en examen par les ministères concernés. Il semble aussi qu’ils sont en train de faire l’audit des comptes et arriérés de salaires.
Des doutes en effet planent sur ces éléments de l’ancienne Task Force. Certaines sources font comprendre que cet organe réclame une somme colossale de l’ordre de 4,8 milliards d’Ariary à titre de salaire et indemnités impayés. En cas de non règlement, les éléments de la Task Force menaceraient de révéler des secrets, dont les noms des gros bonnets qui sont les commanditaires des trafics de bois de rose.
Recueilli par Valis




